Redonne-moi...

Redonne-moi...
Ode à Toi,
Pourtant, je n'ai rien à dire.
Ode à Toi,
Je ne saurais dire.
Ode à Toi,
Ou peut-être si, mais...
Ode à Toi,
Que puis-je faire ?
Ode à Toi,
Seule, ici, plus rien, ici.
Ode à Toi,
Que j'ai perdu.

Ode à Toi,
Je n'aurais jamais cru t'aimer ainsi...
Ode à Toi,
Non... Jamais...

Nevermore...


Des paroles maladroites. Non, ce n'est pas ce que je voulais dire. Je n'avais même rien à dire. Et même ce rien je ne sais l'exprimer - convenablement, de la bonne façon, de façon tout court. J'ai perdu l'encre qui me tachait le dessous des doigts. [Rire jaune] Genre de choses que - amertume - que je ne cesserai jamais de regretter. [Rire jaune] Genre de choses qui - amertume - qui ne cesseront jamais de me manquer.

For every step in any walk
Any town of any thaught
I'll be your guide
For every street of any scene
Any place you've never been
I'll be your guide

Aaron, Lili.
Il est bizarre de reparler de ça. Je dis reparler, enfin, je n'en ai jamais parlé. Je voulais pas, je veux pas, je ne veux toujours pas, non, je ne veux pas en parler, ce n'est pas en parler ce que je fais, je - comment dire ? - je fais des allusions, non, ce serait me faire bien du tort que d'en parler...
Parler ça soulage, parfois je me souviens de ce que c'est que de parler. Puis, la plupart du temps, j'oublie. "Silence"
Et puis, laisse-moi cette terrible douleur...

Il y a beaucoup de choses que je ne comprends pas. Enfin, je dis que je ne comprends pas, mais c'est pas totalement vrai, j'ai compris, enfin, j'ai compris ce que j'ai fait. Ce que je ne comprends toujours pas, c'est comment on en est arrivé là...
J'aurais tant à dire. Mais dire, c'est comme parler. Et moi, je ne parle pas, non. Pas parler, plus parler, non non, pourquoi donc ?
Non, c'est loin d'être de la peur. Pourquoi ? Pourquoi aurais-je peur ? Peur de quoi ? De moi ? De Toi ? De Nous ? De Vous ? Vous ? [Oui, j'ai peur de vous.]

C'est stupide ce que je dis. Parce que ça n'a aucune matière. Non, rien de matériel.
C'est pas réel tout ça, et je le sais bien ! Oh oui, je le sais !


D'accord, j'avoue, il y a une peur.
Je vous la conte ?
C'est cette peur, quand je serai au bord de l'eau, quand je serai au bord de l'eau il me faudra traverser sur une barque, une très belle barque, et elle m'emmènera - comme c'est l'utilité première d'une barque - elle m'emmènera de l'autre côté, et cette fois, cette fois enfin, je ne finirai pas mouillée - mouillée jusqu'au os, dans le froid de l'hiver, je n'aurais pas froid jusqu'au os, et ils ne se casseront pas comme des os de glace, non.
De l'autre côté, sur l'autre rive (rien à voir avec la rive du Styx, n'est-ce pas ? Non, ce n'est pas ça.) je trouverai de belles choses, de belles choses que j'ai toujours rêvé de voire, et qui me combleront, me combleront enfin...
J'ai rêvé de ce voyage sans trop y croire.
Je pensais bien que j'essayerai un jour, comme ça, à la nage, sans trop y croire, sans trop de chances. Je pensais pas qu'il y aurait un jour une barque qui m'attendrait, et surtout pas qu'elle m'attendrait le jour où même moi-même j'aurais cessé d'y croire.
Moi je pensais finir noyée.
Bref, où en étais-je de mon histoire ? De ma peur ? De l'histoire de ma peur ?
Quand je serai au bord de l'eau, enfin décidée à quitter cette terre, quand je monterai dans la barque, et toucherai la terre une dernière fois pour me permettre de partir, que je serai à bord de la barque et que je partirai, ma seule peur, c'est ton bras sortant de l'eau, et me prenant la main.
Je ne suis pas quelqu'un de fort, moi. C'est plus fort que moi, je ne résisterai pas.
Comment ça, c'est une mauvaise imitation de Jean-Luc Lagarce ?
Mais, c'est pas gentil...
Expérimentation.

Il est bizarre de parler de choses si noires, alors que pourtant, tout va mieux.
Enfin, non, pas tout... [Mais c'est quoi cette manie de tout généraliser pour ensuite se reprendre, se rectifier ? Stop !]
Tout ça pour dire que cette chance qui se présente à moi fait que les choses paraissent plus belles qu'elles ne l'ont jamais été depuis... depuis... depuis... Depuis que je suis sortie de l'inconscience de l'enfance.
Je n'avais jamais ressenti ça. Passer de nombreux moments à pleurer de joie. J'en reviens pas. C'est pas à moi, d'habitude que ça arrive, ce genre de choses, c'est toujours pour les autres.
J'avais malgré moi cessé d'y croire, au Prince Charmant...
Je sens plus mes mains, et cette fois, c'est bon signe, ça faisait longtemps que ça avait pas été bon signe.
Je sais pas quoi dire...
Réjouissez-vous pour moi ? Priez pour que mes espoirs ne soient pas déçus ? (une fois de plus...)

"Touch me
It's so easy to leave me
All alone with the memory
Of my days in the sun"


Et peut-être que quand, enfin, quand tout ira bien, tout, vraiment tout, quand tout ira bien, peut-être que je reviendrai sur mes pas, et que j'essayerai de tout réparer. Tant de choses de moi qui restent brisées. Un jour, je réparerai ça. Et peut-être qu'un jour je me débarrasserai de cet amour dont j'ai bien peur de vouloir, ou peut-être que j'y cèderai...

A la base, je ne voulais rien dire.
Rien !
Elles sont bizarres ces choses, profondément enfouies...


Selenn






Photo : "Dlubnia" de Wredna.
C'est étrangement parfait.

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# Posté le vendredi 21 septembre 2007 14:46

Modifié le samedi 26 juillet 2008 09:20

Sait-on jamais où les vents nous mènent ?

Sait-on jamais où les vents nous mènent ?
Il me semble que ma vie a changé seulement quand s'est esquissé ce nouvel espoir. J'ai essayé de ne pas succomber, mais je suis toujours incorrigible. Mais cette fois, tout va bien. J'ai beau m'en réjouir, je trouve ça toujours injuste que tout cela arrive si tard. Et cette question qui revient toujours dans ma tête, pourquoi ? pourquoi tant de souffrances ? Pas de réponse. Le temps a passé à la fois vite et lentement. Et je tourne la tête vers mon passé pour soudain me rendre compte qu'une larme coule sur ma joue, que je ne l'avais pas sentie.

Pour faire ma propre autopsie, je dirai que j'ai fait des erreurs par impatience. Non, par manque de temps, par peur que le temps me manque. Peur que ceux que j'aime ne m'échappent. Ce n'était pas de l'impatience, parce que je crois vraiment que je ne suis pas impatiente. À ce stade, ce n'est plus ça. C'est de la folie furieuse - et pourtant silencieuse. J'attends depuis si longtemps...

J'ai appris à apprendre quelque chose de chaque expérience, qu'elle soit bonne ou mauvaise. C'est vrai que parfois j'envoie chier ces bonnes paroles. Mais au calme, c'est souvent plus clair. La douleur m'aveugle, ça a toujours été ainsi. Bref, je disais qu'on a tous quelque chose à apprendre de tout. Tout cela pour dire clairement et simplement - non, pas très simplement finalement - que je n'ai rien oublié. Comme cette phrase de Jean Lambert-Wild : "Je n'ai rien oublié, j'ai grandi". Je n'oublierai jamais tout ce que j'ai vécu et traversé, bien que je n'aurais jamais parié sur ma survie. Je n'oublierai jamais mes souffrances, parce qu'elles sont gravées en moi, et qu'elles m'ont autant faite, si ce n'est plus, que les moments heureux. Je regarde en arrière et je me dis ces mots avec amertume :

"J'ai pris le ticket pour le triste bateau,
Celui qui vous dérive au fil de l'eau
Et vous mène peu à peu dans un bien triste brouillard.
J'ai pas fait semblant de toucher le fond,
Bien sûr, j'ai pris l'alcool pour compagnon.

Sait-on jamais où les vents nous mènent ?
Moi ils se sont bien moqués de ma peine..."


Il y a une autre chose qui se dessine dans mon ciel maintenant. Mais je n'ai pas changé ! Je ne vais pas me mettre à être optimiste, ou encore à regarder vers l'avenir. J'ai toujours un oeil tourné vers mon passé, et j'ai toujours autant peur... Ça ne changera sûrement pas. Parce que c'est moi. Je tenais à dire que je ne suis pas de ces filles qui, dès qu'elles s'en "sortent" enterrent ce qu'elles étaient dans les moments les plus sombres. C'est vrai que tout est moins sombre autour de moi, mais ce n'est pas pour cela que je suis quelqu'un d'autre. Et le noir fait partie de moi, et j'avais raison quand je disais au monde que ce n'était pas une crise d'adolescence. C'est vrai que je vais mieux, mais ça ne changera pas qui je suis. Je tenais à le dire, au cas où...

Tout devient de plus en plus clair. Le voile tombe, rapidement, mais pas brusquement, me laissant au dépourvu, mais pas égoïste. Je vois plus clair, et paradoxalement, tout est plus dur à vivre. J'ai plus ou moins compris où je devais aller, ce dont j'ai réellement besoin. Je n'en peux plus de l'influence des autres, de ces choses qui ne me correspondent pas. J'ai soif d'avancer dans mon propre chemin, "malgré tous mes démons, les menottes que j'ai aux bras". C'est encore un peu flou, mais j'ai tout de même compris qu'il n'y avait réellement rien ici pour moi.

"Joy and sorrow we have encountered
Always stood as one
Your heart will follow, and maybe tomorrow
You will find what you seek

Go now, and don't look back !"


Et j'espère juste que tout ira bien. Que je pourrai trouver une paix, et me reposer enfin. J'ai peut-être parlé injustement d'injustices, alors je souhaiterais seulement obtenir ce que je pense mériter. Et je vais essayer de me battre. Tout ira bien. Ne lache pas ma main. J'ai peur d'être seule.

Peut-être qu'un jour tous les souvenirs disparaîtront,
et ce sera soit la paix, soit le vide terrifiant.
Mais peut-être qu'un jour j'oublierai jusqu'à toi,
et alors on pourra se rencontrer à nouveau et ne plus rien gâcher.


Fermer les yeux et se laisser guider. Je parlais d'espoir, oh oui, j'ai espoir. Et c'est bien ici de l'impatience... Je ne peux pas croire que c'est possible... Ça arrive aussi à moi des choses pareilles ? Non, impensable ! Et pourtant...


Selenn





Photo : Illustration de L'Épée de Vérité V "L'Âme de Feu" de Keith Parkinson.

# Posté le vendredi 31 août 2007 08:33

Modifié le samedi 01 septembre 2007 12:03

"As Something Out Of Reach"

"As Something Out Of Reach"
Les Mémoires Blessées *

Je passe mon temps à ne rien faire, et ça rempli mes journées. Envie d'être partout sauf ici. [Près de lui.] Parfois, je m'enfui. Enfin, je fais cinq cent mètres et je rebrousse chemin, pour être raisonnable. Comme dans une léthargie dont je n'arrive pas à me sortir... Ce n'est pas de la paresse, c'est juste que j'ai la tête dans les nuage... Il m'arrive de pleurer, des larmes venues de je ne sais où, mais totalement sincères. Mal au coeur. Mal partout.

Je suis plus fatiguée de jours en jours...

Pas à ma place.

Vide...




Selenn




Photo : L'Oberfallenberg et les monts suisses dominant le village de Dornbirn.
Trouvée sur Wikipédia, par hasard. Ca représente un peu mon état, en fait. Et ça résume une part de mes rêves.

# Posté le vendredi 17 août 2007 15:46

Modifié le samedi 26 juillet 2008 09:21

"I'll find my Holy Grail in the Holy Land" - Bling Guardian

"I'll find my Holy Grail in the Holy Land" - Bling Guardian
Je me rends compte - des larmes pleins les yeux - que l'honneur n'existe plus pour nous. Nous sommes les pauvres gamins sans cesse surveillés, même si on ne fait pas attention à ceux qui essayent de nous remettre dans le doit chemin.
Que reste-t'il de notre fidélité et de notre noblesse ?
Il est loin ce temps où les mages nous guidaient encore. Mais pourquoi avons-nous tout fait pour qu'ils se détournent de nous ?
Il est loin ce temps où tout un peuple pouvait se lever, se battre, et même mourir s'il le fallait, pour leur Roi.

"Froids sont les mains, les os et les coeurs.
Froids sont les voyageurs loin de leur demeure.
Ils ne voient pas quels mensonges sont cachés
Quand le Soleil et la Lune sont couchés."

The Lord Of The Rings.

J'ai l'impression de voir les choses plus clairement. Comme si un voile de doute était tombé.
J'étais rétissente pour ce voyage sous le soleil et les palmiers. Apparemment, il m'a été tout autant bénéfique qu'aux autres.
Des envies qui se précisent, se définissent.
Je crois que je sais, maintenant...
Un chemin se trace.

Born in the days of Medival
My inner voice in always asking why...
I came from nowhere...
The Script For My Requiem, Blind Guardian.

On m'a tellement haïe, ici.
Je la trouverai... Cette Terre où les gens m'aimeront entièrement, et totalement.
Je l'espère et me le souhaite.
Cet ici m'a fait beaucoup de mal, et n'est pas pour moi.

Still I hear the scream of thousands :
"Crucify, crucify"
The Script For My Requiem, Blind Guardian.

Je crois que je vais suivre mes rêves...
Ca suffit, vous ! Je ne veux qu'être moi, personne d'autre, et surtout pas un hybride moi/vous.
Je les vois, mes rêves ! Enfin...
Ils me semblent palpables, à portée de main !

Si tous tes espoirs deviennent réalité, tu devras malheureusement goûter à l'amertume de la mortalité. Que ce soit par les dégats du temps ou par l'épée, Aragorn mourra, et rien ne pourra te réconforter, rien ne pourra soulager la douleur de son trépas. Il en viendra à mourir, une image de la splendeur du roi des Hommes dans une gloire non ternie avant la destruction du monde.
Mais toi, ma Fille, tu erreras sans fin dans les ténèbres et le doute, comme la nuit d'hiver qui tombe sans bruit. Ici tu demeureras prisonnière de ta douleur, sous les arbres qui dépérissent, jusqu'à ce que le monde ait changé et que les longues années de ta vie se soient écoulées totalement. Arwen, il n'y a pour toi ici, ormis la mort.

The Lord Of The Rings.

Je crois que j'ai envie de partir loin...
Et je crois que je n'aurais plus de mal à partir...
Je ne sais pas ce que je ferais de mes rêves de chanter et de jouer, une fois là-bas.
Mais quelque chose me dit qu'une fois là-bas, tout ira bien.
Je n'aurais plus de peines inutiles ni de barrières invisibles.

Mocked by man to depths of shame
Little girl with life ahead
For a memory of one kind word
She would stay among the beasts...

Eva, Nightwish.

Peut-être que nulle part ne sera assez loin...
J'ai besoin de forêts...
Si seulement je pouvais respirer...
Besoin d'être une princesse... C'est bête je sais, mais c'est comme ça depuis toujours...



[Envie de le revoir...
Encore un rêve insensé auquel je m'accroche à tord...
Mais cette fois c'est bien lui qui me fait espérer...
Oui, c'est ça, ma première étape.
Ce gueux a vraiment tout fait pour que je m'accroche, il a intérêt à me le rendre !...
Dis, est-ce que tu m'aimeras ?...]



Selenn





Photo : Arwen et Aragorn.

# Posté le vendredi 10 août 2007 21:03

Modifié le samedi 11 août 2007 10:19

Midnight Sunrise.

Midnight Sunrise.

+++++++
Un peu de tout, de rien, sur le doux fond sonore de Haggard.
++++++


Ce chateau est si vaste, tu sais... J'étais depuis tellement longtemps recroquevillée dans cette oubliette que je n'ai remarqué, ni le trait de lumière qui filtrait enfin, ni que le verrou, depuis le temps n'était plus en état de me retenir.
Je suis restée si longtemps enfermée ici. Sans consolation, aucune. Avec seulement en tête des icônes souriantes, images d'une vie dont je ne voulais pas.
Si je sors, je ne suis même pas surprise qu'il n'y ait pas de geolier. Personne n'avait fait le serment de me tenir ici.
Aucune poussière par terre, ni nulle part. Pas de grincement de porte. Comme si le temps n'avait affecté que moi, et rien d'autre. Pourtant je ne suis même pas sale, pas même après toutes ces années. Je suis seulement vieille... tellement vieille... Sans pourtant porter une ride.
J'ai trouvé toutes les torches allumées - par je ne sais qui - et presque neuves. Pourtant je sais bien que personne n'est là à m'attendre.
Vide, ce chateau est vide. Et il me plait ainsi.
Je trouverai sûrement un bibliothèque pleine de livres essentiels. Je trouverai sûrement tous les instruments imaginables, sagement rangés dans la salle de musique, et recouverts d'un drap blanc.
Je me demande encore ce qu'il s'est passé. Mes souvenirs sont flous. M'a-t'on prise par les cheveux avant de me trainer jusque dans l'ombre ? Suis-je partie de moi-même ? Était-ce un châtiments ? Une protection ?
Pourquoi est-ce moi l'étrangère et pas le monde autour de moi. Je me souviens de tout, ici. Mais pas de moi. Qui suis-je ? Et pourquoi est-ce que je sens que d'anciens rêves vivent toujours, parmi ce moi que je ne connais pas ?
Je tourne sur moi-même comme une enfant. Oui, j'ai les yeux grands ouverts !
Il y a ici tant de merveilles... Je sais déjà le bonheur que ce sera de redécouvrir tout cela.
J'ai tout le temps devant moi. Je ne connais plus la solitude, puisque je ne me souviens plus de ce qu'est l'amitié ou l'amour. J'ai tout le temps qu'il me faudra pour tout réapprendre. Il me faudra des siècles, mais peu importe. Le temps n'a plus de valeur.
Et puis je n'ai de toute façon plus personne.
Histoire d'un petit récit.

+++++


Je ne sais pas pourquoi je ressens une telle tristesse.
C'est peut-être parce que j'ai mes paumes fermement serrées contre mes paupières.
Il y a certaines sources de douleur qu'il vaut mieux ne pas regarder.
Mais malgré ça elle existe. Rien n'y fait.
Il me semble que cette douleur est devenue bien plus profonde, plus dure et surtout plus vraie que toutes celles que j'ai connu dans ma courte vie.
Comme un mélange de nostalgie, d'amertume et de solitude.
Une accumulation de tous les moments durs.
Plus focalisée sur une douleur, les ressentant toutes, confondues...

J'ai peur comme j'ai peur d'avoir peur.
J'ai pas envie de tout gacher avec mes angoisses.
Je suis bourrée d'éclairs noirs, tous tournés vers moi.
Pourtant j'ai jamais voulu saboter mes chances de m'en sortir...
C'est si injuste...
[Je repense à Lui des fois, et je me dis : "merde, qu'est-ce que je le voulais..."]

++++

Des larmes qui viennent toutes seules.
Je vais devenir folle si je ne lui reparle pas bientôt... Une voix qui hurle dans ma tête - dans mon coeur plutôt : "pitié ! pas encore ! pas une fois encore !..."
Est-ce qu'un jour un de mes espoirs aboutira à quelque chose d'heureux ?
J'en peux plus d'être patiente moi... Ca fait quatre ans que j'attends d'aimer pleinement...
J'étouffe.
Des envies d'ailleurs...
"Je suis si fatiguée... Si je pouvais me reposer, me reposer..."
"J'ai besoin de vacances, de très longues vacances... Peut-être même que je ne reviendrai jamais..."
Loin au Nord, besoin de respirer...

+++

Selenn





Photo : "I'm not with you, but of you" de Romeo-Tango
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# Posté le lundi 06 août 2007 13:00

Modifié le samedi 26 juillet 2008 09:22