*La Leçon de Piano*

*La Leçon de Piano*
Pour ceux que cela intéresse, j'ai une grande nouvelle à vous annoncer !
Je suis encore vivante !


Je sais bien que dans ce monde de vivants, cela peut paraître bien banal. Mais moi je ne croyais pas pouvoir dire cela un jour, avant ce 28 décembre dernier. Voilà, je tenais à vous le dire, je ne sais pas, que vous soyez au courant, que vous vous rendiez compte de tout ce que cela peut représenter pour moi. Je suis heureuse, pour la première fois de ma vie. Je suis vivante, et je n'ai enfin plus envie de mourir. Rendez-vous compte, ça me toucherait vraiment, soyez heureux pour moi, non ? Je le méritais ce bonheur, après tout...

Je croyais mourir, à petit feu, et malgré moi. Mourir de solitude, de manque d'amour. Et je me suis dit que je voulais essayer de chercher un peu de bonheur, en toute humilité, au risque de me prendre une claque plus grande encore. Et j'ai trouvé ce bonheur, vraiment. Je ne suis pas morte, bien au contraire, je vis, je vis réellement.

Me jeter du haut d'un pont, et me réveiller dans l'eau, toujours vivante. Et regarder le fond, en souriant, me regarder flotter, et danser. Et rire un bon coup, et au bon moment, donner un grand coup de pied, et refaire surface. Respirer. Me jeter du haut d'un pont, et me réveiller dans l'eau, toujours vivante.

J'essaye d'oublier les douleurs du passé, maintenant. Toutes ces choses, ces vieilles peines qui sont toujours aussi vives... Je n'y arrive pas, et parfois cela me fait encore pleurer sans larmes, cela fait pleurer mon coeur. Un jour, peut-être, après des années, un jour peut-être je pourrai dire que je serai libérée. En attendant de beaux souvenirs me ravissent le c½ur, et toute ma colère a disparu. Je suis encore une convalescente, mais j'avance vite, bientôt je courrai. Parce que j'y crois.
[Et pourtant, je reste les poings serrés, je ne peux pas me résigner à lâcher cela. Je le perdrai pour toujours si je le lâche. Je m'y accrocherai, quitte à m'érafler les coudes et les genoux, même le ventre, le visage, pendant une vie entière. Je veux garder cela en moi, garder cette terrible douleur. C'est de ma faute, maintenant je crois. J'ai été oubliée, de toute façon.]
~




Je stagne, ici. J'apprends des choses qui ne me servent à rien. C'est une soif qui ne demande qu'à être étanchée, cette soif d'apprendre, passer des heures à étudier, savoir, tout savoir. Vivre dans ce monde de théâtre, ce monde d'artistes... Je rêve de grands rideaux de velours. Me cacher, me montrer, jouer avec, jouer avec moi. Tourner sur moi-même, oublier le monde, vivre de cette tricherie qu'est le théâtre, où les relations sont tellement bien écrites, et magnifiquement parfaites, parfaites dans leurs maladresses, et dans leur amour... C'est ça, la réalité que je veux... Cette réalité-là.

Envie de partir. Envie de vivre d'art...
"I don't really want to be like them, the way they behave, the way that they live."
Assez des gens banals autour de moi. Bien sûr il y en a que j'aime énormément. Mais j'espère qu'ils comprendront qu'il faut que je parte, que j'ai toujours su que je partirai. Je ne les oublierai jamais, et les verrai toujours le plus possible. Mais j'ai besoin de connaître d'autres gens, des gens avec ce même amour de l'art, pas forcément comme moi, mais qui partage ce même amour de l'art. Connaître des gens différents, variés, et qu'ils aient tous quelque chose à m'apprendre.

Envie d'apprendre parfaitement le piano, de jouer des morceaux beaux à en crever, me tuer les doigts sur leurs notes. Envie d'apprendre le violoncelle, envie qui me tracasse depuis un an et demi. Envie de gens pour m'apprendre tout ce que je ne sais pas, qu'on se rende compte combien je veux apprendre, malgré ma passivité, malgré mon silence.

Envie d'apprendre la danse, d'expérimenter la danse, de me jeter à corps perdu. Et écouter Apocalyptica, et m'imaginer danser dans le brouillard. Danser, laisser mon corps s'exprimer, sans mots, sans la douleur que m'apporte le fait d'essayer de formuler des mots. Oublier le monde autour de moi, partir de mon c½ur, et le faire parler avec la musique, et propager mon énergie tout autour. Danser, danser encore.

Et le monde peut bien se déchirer que je me battrai pour le bonheur à mon échelle. Pour cette phrase dans Nous les Héros de Jean-Luc Lagarce :
"La Mère : En jouant la comédie, je crois cela - je ne veux pas que vous partiez - en jouant la comédie, vous ne le savez pas, mais vous ferez la Guerre aussi et plus sûrement, avec plus de force que vous ne pouvez l'imaginer."


~



Besoin de... relations artistiques ?! Envie de quelqu'un pour m'aider sortir ces... immenses vagues de sons, de gestes et d'images... que je n'arrive pas à me formuler à moi-même. Qu'on m'aide à créer.
C'est insupportable et je suis bien obligée de le supporter, je parle toute seule. Je parle toute seule, je parle dans le vide, c'est la même chose. Solitude. Assez de cette solitude artistique, besoin de quelqu'un pour vibrer au son des mêmes notes que moi. Pour m'aider à sortir ce qu'il y a dans mon coeur. Silence, c'est silencieux depuis tellement de temps. J'ai peur de parler, je ne sais plus dire ce qui me tient à coeur. J'ai peur que ma voix sorte, j'ai peur de chanter. Et pourtant cela me tient tellement à coeur... Envie qu'on me prenne la main, qu'on me montre, envie de quelque part où je serai en sécurité, où je pourrais réapprendre à parler, à m'affirmer...
Envie - c'est presque égoïste et vaniteux - d'être une petite diva, mais pure... Un peu comme Reira dans Nana. Être chouchoutée par tous les membres du groupe que je n'ai pas encore. Qu'on prenne soin de moi... Je voudrais qu'on croie en ma voix... Je suis encore une petite fille, et je cherche désespérément un environnement où grandir, quelqu'un pour m'apprendre les relations entre les notes, et la façon dont elles vivent, s'aiment. ["Je mets ensemble les notes qui s'aiment." Mozart] Besoin qu'on me guide, qu'on m'aide à chanter, je vois bien que je n'y arrive pas seule.

Cette vie d'art, c'est cela que je veux pour ma réalité...


~



Et dans cette réalité, dans les coulisses de mes rêves de scènes, revenir dans Ses bras. Quitter le temps dramatique, et être comme en dehors du temps, pour ne pas Le quitter...
Partir d'ici, pour Le retrouver, toujours pas totalement, mais plus. Plus de trop grande torture, de trop grande distance, de trop grand manque. Vivre ce que ces amoureux trouvent banal, mais qui pour moi reste encore un trésor. Pouvoir Le retrouver. Vivre d'amour avec Lui... Vivre avec Lui des choses tellement belles qu'on n'ose qu'en rêver...
Essayer de ne pas se plaindre, de faire comme si je supportais bien cette situation. Il me manque, c'est pourtant vrai. J'ai choisi, j'ai fait ce choix, je ne regrette rien. Je suis vivante, donc je Le reverrai. Solitude. Rêves. Bientôt ce sera réel à nouveau. Être réellement avec Lui, pas croyable, mais réel, magnifique... Je Lui ai laissé un bout de mon c½ur, je sais qu'Il en prend soin.
Bientôt je reviendrai. It's a Promise, comme cette promesse sans mots, dans La Leçon de Piano... *
[...] ("Des mots pour toi, mais que je ne dis pas".)
Je t'aime...



*Sans sens, un tourbillon de sentiments...*

Selenn




Photo : de La Leçon de Piano, de Jane Campion

# Posté le dimanche 03 février 2008 06:53

Modifié le dimanche 03 février 2008 07:13

l Arrogance l Dark Sanctuary l L'Être Las - L'Envers du Miroir l

l Arrogance l Dark Sanctuary l L'Être Las - L'Envers du Miroir l

C'est décidé, plus aucun pas de côté, travailler, travailler, travailler... Me noyer dans le travail. En espérant que cela fera passer le temps plus vite. Me noyer dans le travail pour pouvoir partir plus vite et dans les meilleures conditions. Fini ma vie sociale, j'abandonne cela, je n'en veux plus, fini. Cela fait trop longtemps que ça ne rime plus à rien... Rêve juste de mon départ, de quelque chose de mieux. Je ne sais pas où j'irai, mais j'espère trouver ce qu'il me faut. Lasse d'attendre, de patienter. Ça suffit, pitié...

Que dire aux gens qui me disent qu'ils sont là si j'ai besoin de parler. Je leur parlerais de détails sans importance, sans arriver à leur faire prendre conscience qu'au-delà c'est tellement plus... Je ne sais pas parler, ce n'est pas avec la gifle qu'elle m'a donnée que cela pouvait s'arranger. Je parlais peu - j'écrivais, comme j'écris encore maintenant - mais depuis je me suis tue. Personne ne peut dire qu'il connaît mes sentiments réels, pas même moi. J'ai oublié, j'ai tout oublié... Je voudrais me reposer, oui, du repos enfin...

Je vois le brouillard voler au vent, à la lumière du réverbère à ma fenêtre. La nuit tombe. Les branches des arbres ne sont qu'ombres effrayantes. C'est magnifiquement torturé, j'aime à nouveau. J'aime à nouveau cette torture. Devrai-je m'inquiéter ? Finalement je n'ai aucune cohérence... Aucune, je suis si ridicule, stupide. Je sais juste me plaindre, voilà tout.

Je n'ai qu'une envie, partir, et si on me propose, j'ai peur. Peur de l'inconnu, peur de ce que deviendront mes rêves d'avenir si je plaque tout... J'en ai envie tous les jours, et pourtant ce ne sera pas possible par ma faute... Je me hais, parfois. Parfois non, et heureusement, il n'y a qu'avec moi que je vis, parfois. Elle me manque, la sécurité de mon chez moi. Je suis incapable de me sentir bien ici. Quelque chose ne va pas, je ne saurais pas dire quoi... M'en aller, oui, m'en aller...

Insupportable, une véritable peste. J'en suis venue à ne plus rien supporter, ni personne d'ailleurs. À quelques exceptions. J'ai voulu croire que j'étais mieux seule, et j'en viens à le penser réellement. Je voudrais du calme, que les gens arrêtent de s'exclamer de joie autour de moi. Je voudrais qu'on me laisse en paix. Que s'arrêtent les critiques inutiles, non fondées, non pensées, dites seulement pour l'humour. J'en peux plus de ce monde qui ne tourne pas au même rythme que moi. Calme et paix. Un peu de repos. Je deviens insupportable, et je sais que plus tard on me le reprochera. J'aurais ma conscience pour moi, que j'ai très bien vu tout cela, que j'avais remarqué, mais que c'était volontaire. Je deviens égoïste et aveugle, je ne m'occupe plus de personne, seulement de moi. Parfois, il y a de petites étoiles toutes brillantes qui viennent voler autour de moi, et je prie réellement pour leur bonheur. Tout pour elles. Je m'oublie. Je ne veux pas que quelqu'un soit gêné par moi. J'oublie que je ne supporte rien. Je crie intérieurement, silencieusement. Jamais je ne leur dirai que ça ne va pas, que je n'en peux plus, que je suis à bout de force, que je voudrais les fuir...

Une folle, une malade. J'ai mal vous savez, c'est de là qu'elle vient, ma méchanceté. Je ne suis pas méchante moi, je veux croire cela... J'ai toujours eu à coeur d'être gentille. J'ai même arrêté de détester, il est vrai que je ne voulais qu'aimer. Ça aussi, ça commence à s'émietter, à tomber en poussière. Comme ma foi en la vie, les anges sont là pour mes petits problèmes, et m'aident, je les en remercie. Mais qu'en est-il de cette promesse de vivre ?

Sûrement qu'elles ont raison. Me reste en travers de la gorge cette conversation avec elles, où l?on parlait d'amour. M'a dit qu'inconsciemment je tombais amoureuse de garçons avec qui je savais que je n'avais aucune chance. Suis-je vraiment si pathétique que ça ? C'est faux, ce n'est pas vrai... Suis-je destinée à passer ma vie seule, à me complaire dans ces situations désespérées ?
Et quand j'y repense... Je n'ai jamais rien voulu tant que je voudrais qu'on m'aime. Et pourtant, quand ça arrive, je suis incapable de saisir l'occasion. Je voudrais un jour pouvoir enfin obtenir ce que je veux... Ce que je veux moi... M'a dit que celui que je m'imaginais, l'idéal, n'existait pas. Que mon idéal était beaucoup trop haut, que ça ne m'apporterait que des déceptions... Je savais bien que dans le fond elle se trompait, mais je n'ai pas pu lui dire. Ça ne se formulait pas dans ma tête, juste un patchwork d'images, de sons, de sensations et de sentiments. Je ne pouvais pas parler, je ne voulais pas parler, je ne parlerais pas, c'est devenu trop dur, je ne sais pas ce que c'est.

À celui qui sait ce qu'il me faut, je te prie de me sortir de là. Oui, j'ai sûrement de grands idéaux, mais comment faire ? J'ai passé ma vie à rêver ma vie, rien n'était réel, le bonheur que je voulais ne voulait pas de moi. J'ai rêvé ma vie. Sans que rien ne vienne me trouver, sans que personne ne me prenne par la main, et m'emmène vers ce que je veux... J'ai rêvé ma vie, et je continue à penser que je ne mérite pas ma solitude... C'est terrible, vous savez. Cette solitude, glacée, glaciale. Les larmes me viennent, je les ignore, elles disparaissent. C'est cela, la neutralité dans laquelle je me trouve.

J'ai voulu croire que j'étais mieux seule, et j'en viens à le penser réellement. J'ai mis de côté mes sentiments, pour ne plus souffrir, et maintenant je ne ressens plus rien. Où parfois je ressens une profonde tristesse qui prend racine dans chaque événement de mon existence. Une tristesse vraie. Parfois je ressens de la tristesse, et je me dis que je partirais bien, et que le monde que Tim Burton et Danny Elfman ont tissé serait très bien pour moi. Je me vois bien danser dans le noir, je me vois bien ne pas me voir.

Je ne sais plus parler. J'ai la gorge serrée quand il s'agit de dire quelque chose d'important. Je suis devenue horrible, finalement. Je suis devenue comme ces gens que je ne supportais pas, à dire que des choses sans importance. Non, c'est faux, je ne suis pas comme ça. Parce que finalement je me tais... [C'est dans ce silence-là que je me vois danser.] C'est beau vous savez. J'ai de grands rêves, je n'arrive pas toujours à les comprendre, mais c'est beau. Ce sont pleins de sentiments, je n'arrive pas à l'expliquer. Ça n'a pas de substance, pourtant c'est tout ce qui me reste...

Le brouillard se lève, c'est un monde en noir et blanc qui se dessine. C'est mieux ainsi, j'aime la brume, j'aime le froid et la fumée qui s'échappe de ma bouche quand je respire, c'est bien mieux ainsi. J'aurais tellement voulu respirer réellement... Dans le brouillard, la brume m'entoure elle au moins, et m'isole, quelqu'un pourrait bien être près que je suis isolée, seule. C'est mieux que cette solitude malsaine, cette solitude au milieu des autres. Je voudrais bien marcher, sans voir réellement, jusqu'à me perdre. Ne plus pouvoir penser qu'ici n'est pas ce qu'il me faut, qu'ici est beau mais que mes yeux pleins de larmes ne peuvent pas voir. Tout cela me paraît bien inutile.

J'écoute Dark Sanctuary. Je me retrouve sur un toit. Et il pleut. Il n'a que très peu cessé de pleuvoir, il n'a même jamais cessé, le beau temps, ce n'était qu'une illusion. On m'a menti. Je voudrais bien monter sur le toit du monde. Quitter l'existence, errer avec beauté. Vous regarder vivre, me nourrir de votre bonheur, et ne plus me faire croire que le mien viendra. Me réjouir pour vous, et ne plus vous envier, ne plus jamais vous envier. Savoir, comprendre et capituler, ne plus rêver l'impossible, Abandonner la vie, Ne plus y penser, oublier.

Oublier que je t'ai aimé. L'oublier pour toujours.

Son image me revient en tête. Je pense à elle souvent. Il me semble qu'elle s'efface, c'est horrible. Avant, j'entendais son rire, parfois, comme ça, rien d'autre que son rire. Maintenant c'est le silence. Ça me manque tellement tout cela. Cela ne sera jamais dit, je me tais. J'entendais son rire, et c'est comme si tout ce monde de sécurité se redessinait, que rien n'avait changé, que je n'avais pas à avoir peur. Je suis morte de peur maintenant. Qui pourrait me guérir de ça ?

Oublier que je t'ai aimé. L'oublier pour toujours.

J'ai encore peur maintenant. J'ai de nouveau cette peur, d'aller à nouveau vers l'autre après m'être pris une claque. Je ne sais plus rien montrer. Et, je viens de m'en rendre compte, cela fait que les gens ne comprennent pas qui je suis réellement... Mais est-ce vraiment moi ? Ou est-ce qui je veux être ? Rien autour de moi ne m'aidera à affirmer qui je suis... Selenn, reste avec moi, restons ensemble comme autrefois. Plus de déchirement, non... Assez de ces contradictions. Ne me quitte pas, ne me force à te combattre...

Qui voudra de moi ? Se pourrait-il que des personnes voudraient vraiment de moi à leur côté ? Qui sera là ? Qui me promettra de m'aider à vivre ? Je voudrais qu'un jour quelqu'un m'explique avec un sourire tendre, que ce n'est pas tant de voir le soleil qui est important, tant qu'il se reflète dans la neige. Parce que la neige, c'est encore cela qu'il me faut, réellement...

Je ne supporte plus de voir des amoureux. Je retourne encore dans mes rêves, je rêve encore d'une histoire parfaite, de quelqu'un pour m'aimer, m'aimer vraiment, m'aimer comme je rêve qu'on m'aime. C'est mauvais, je le sais pertinemment, c'est terriblement mauvais... Que puis-je faire ? Que reste-t-il à faire ? Attendre patiemment ? Attendre comme quelqu'un qui laisse venir les chances dans la vie ? Comment me battre ? Que puis-je contre cette situation... Rien...
Je sais, je sais, pas la peine de me le répéter, quand la chance s'est offerte à moi, j'étais tétanisée par la peur, et je n'ai rien pu faire. J'avais mal, vous savez. Peur de l'échec, peur de l'abandon, peur qu'on ne veuille pas de moi. Peur de faire un pas avant d'être forcée de reculer, reculer plus loin que le point de départ...
Lancelot, je l'aimais vraiment. Je sais bien que c'est peu croyable, parce que je n'ai rien montré, lui-même ne s'en rendait pas compte. Et j'étais ridicule, tellement ridicule, à attendre je ne sais quoi, alors que j'étais incapable d'affirmer ce que je voulais, incapable de me battre pour l'avoir... Personne ne me croyait, je pense. Ils ne savent pas... Pourtant, je le voulais. Dieu, ce que je le voulais...

Oublier que je t'ai aimé. L'oublier pour toujours.

C'est étrange... Je suis tellement en manque d'affection que je ne supporte plus qu'on soit affectueux avec moi. C'est étrange... Tellement l'impression que ce n'est pas de ça dont j'ai besoin, sans pouvoir réellement dire que je voudrais vraiment. Je me sens complètement ridicule, à ne rien trouver supportable, alors que j'ai de bonnes conditions. Je suis une égoïste, une enfant gâtée, qui jamais n'a connu de réels problèmes pour vivre.

Mon seul problème a été le même que tout le monde sur Terre - tout le monde connaît mon cas, on est tous passé par là, ce n'est pas nouveau, c'est parce que je ne suis encore qu'une adolescente - mon problème a été d'aimer.
J'aurais jamais dû aimer... Je n'aimerai plus, je tiendrai bon cette fois, je n'aimerai plus tant qu'on ne m'aura pas promis que je ne souffrirai plus... Je ne veux plus embarquer mon coeur une autre fois dans ces méandres tellement tumultueux que les eaux me submergent. C'est fini, je ne veux plus...

Oublier que je t'ai aimé. L'oublier pour toujours.

Tant pis pour cette vie que je m'étais imaginé. Tant pis pour cette perfection. Tant pis pour le bonheur. Il nous reste encore le sexe et la drogue. Le rock n' roll, non merci, je préfère le métal. Heureusement qu'il est là, lui, ça me permet de tenir le coup. Lui au moins, il me fait des promesses de bonheur qu'il tient. Il me procure mes plus grands moments de joie... Pour ce qui est du sexe, je trouve ça dégoûtant et inutile vu à quoi il nous sert de nos jours, dans ce monde. Et pour ce qui est de la drogue, je crois être trop droite pour ça, peut-être un jour, mais alors il faudra vraiment s'inquiéter, non je n'en suis pas là. Ou alors c'est dans ma tête.
Cela ne sert à rien, ce que je dis ne sert à rien. Tu es bête, Selenn. Mais ouais, évidemment, il faut bien que je me convainque que je mérite mon sort. Bien sûr que je suis bête.

Finalement, peut-être n'ai-je pas avancé du tout. Je pensais avoir fait des efforts, je pensais avoir fait des progrès. J'avais la foi. Je pensais que rien ne pouvait plus vraiment m'atteindre. Je me pensais protégée. Je me croyais plus forte que n'importe quoi. Je pensais que tout se passerait bien, que tout se passerait comme je me l'étais imaginé. Sombre conne, voilà ce que je suis, une sombre conne. Tu ne serais pas venu me chercher, tu sais, jamais je n'aurais pu faire tout cela. Tu ne m'aurais pas abandonnée, tu sais, je ne serais pas en train de penser que tout cela n'a servi à rien. Tu ne m'aurais pas abandonnée, tu sais, j'aurais été capable de tellement de choses, capable de tellement... J'avais envie de changer, que tout s'illumine. "Where are you now ?"
J'ai glissé. J'avais finalement de moins en moins d'importance. Complètement futile. "Am I that unimportant ?... Am I so insignificant ?..." C'est terrible, vous savez, penser qu'il n'a plus besoin de moi. Fini. Plus rien. Fin. Je pourrais bien disparaître...

Oublier que je t'ai aimé. L'oublier pour toujours.

Je commence à pleurer pour des choses qui n'en valent pas la peine, et quand je meurs de douleur, pas une larme ne vient. Ou alors une, silencieuse. Je me souviens de ce moment, dans son lit, droite, les yeux grands ouverts, fixant le plafond. Je me souviens de combien j'avais mal au coeur, une telle douleur... Ma vie s'écroulait, et je ne pouvais encore rien faire. J'ai pleuré à ce moment-là. Je n'aurais pas dû, mais j'ai pleuré. Et pourtant, quand j'y repense, je me suis retenue de pleurer... J'aurais vraiment laissé sortir ma douleur, j'aurais fui jusqu'au cours d'eau le plus proche avant de me précipiter dans les flots... Pas une seule partie de mon corps n'était pas douloureuse. Tellement atroce. Je l'aimais. Il ne se rend pas compte, il ne sait pas tout ce qu'il s'est écroulé pour moi cette nuit-là...
J'ai peur de le revoir. J'aurais tellement aimé que rien ne change, qu'il soit toujours là, et qu'il prenne toujours soin de moi... J'avais besoin de lui. Un gueux, un vrai gueux, et cette fois que je le dis avec amertume...
Peur, peur... Terrifiée... Que faire à présent ? Paix, je voudrais un petit peu de paix...

Oublier que je t'ai aimé. L'oublier pour toujours.

Une idée qui trotte dans ma tête, calme et claire : je ne m'en sortirai pas...



C'est pas comme cela que je voulais que les choses se passent. Ce n'est même pas le bon ordre pour mes mots. C'est tout, c'est rien. N'importe quoi. J'aurais pas dû parler, c'est trop tard. C'est pas grand chose.
Ce n'est pas cela que je voulais dire. Bon, reprennons, ce que je voulais dire, c'est que je ne sais pas parlé. Voilà, c'est dit.
Tu es vraiment trop stupide. Ça suffit...




Selenn







Photo : "Solitude Sounds" de Shamanski.


# Posté le dimanche 16 décembre 2007 04:41

Modifié le samedi 26 juillet 2008 09:16

"I was made for lovin' you"

"I was made for lovin' you"
Je pensais bien faire un long, long article. Juste histoire d'écrire. Oui, en fait, juste histoire de me plaindre... J'aurais bien conté pendant des lignes et des lignes ce que j'ai sur le coeur... Mais qui cela intéresse-t-il les divagations d'une adolescente qui ne grandit pas, qui parle toujours de ses erreurs, toujours des mêmes, parce qu'elle n'arrive pas à ne pas les commettre, et amoureuse de surcroît.

Non, pas amoureuse. Pourquoi amoureuse ? À quoi bon ?
Non, vraiment, ce serait trop idiot. [Puisqu'il ne m'aime pas de toute façon.]
Vous allez me dire - vous aurez raison - "et bien, encore une fois ?" Vous pouvez vous moquer, je suis vraiment bête, je sais. Ou alors vous ne direz rien, c'est vrai qu'on s'en fiche bien...
"ça fait plaisir de te parler" "ma belle" "on se reverra ça c'est sûr" "viens habiter chez moi" "viens vite"
["I was made for lovin' you, baby. You were made for lovin' me" Kiss]
Non, vraiment, c'est trop bête, impossible, il l'a dit lui même.
Je ne comprends rien. Je n'ai rien compris à ce qui m'est arrivée...
Je me suis trompée sur toute la ligne. Et j'ai beau chercher, je ne vois pas à partir d'où, ni sur quoi.
Est-ce moi qui comprend mal ? Serait-ce ses propos qui sont ambiguës ? Serait-ce lui qui fait semblant ?
Je ne comprends rien. Je me sens bien bête. C'est encore moi la gueuze, seule, toute seule...
"tu m'as manqué" "tu sais que je te suis fidèle" "je suis jaloux" "mon coeur est tien, tu le sais" "ma mie que j'aime"
"J'ai trop envie de te voir", pour me donner une superbe claque...
Je m'y ferais. C'est pas comme si je restais butée sur cette histoire.
C'est pas comme s'il me manquait, et que je pensais à lui sans cesse.
Non, c'est vraiment pas comme si je l'aimais - comme si je l'aime...

"Ca fait quoi si je te laisse plus partir ?"
Idiot ! tu n'aurais jamais dû me laisser repartir ! Menteur...
Ravale-les tes "je veux pas que tu partes", parce que je n'y crois pas...
Moi pourquoi est-ce que tu ne m'as pas dit aurevoir, serrée dans tes bras, je sais pas, n'importe quoi...

Saleté de chrono barbare carnivore, viking helvète celte, en kilt, gueux de profession, doublé d'une peau de chèvre qui pue et perd ses poils !!!
[menteur et trompeur] non, je suis méchante... [il aurait au moins pu être profiteur, fait chier]
Tellement gentil. Le plus au monde. Tendresse inexplicable. [Parce qu'il s'agissait bien de tendresse.]
Mais pourquoi ? pourquoi ?


Non, vraiment ça me passe au dessus. Je m'en fiche de lui. On a bien fait la noce, ouais, on s'est bien marré.


Je n'avais jamais autant souri à quelqu'un. Je n'avais jamais été autant reconnaissante envers quelqu'un. Je n'avais jamais été aussi bien avec quelqu'un, simplement, et pourtant tellement plus.



"On peut toute sa vie être laissé là,
sans que jamais personne ne juge nécessaire de vous empêcher de rien,
sans que jamais personne n'ait la volonté de changer le cours de vos événements,
sans que jamais personne ne vous entrave ou ne vous fasse dévier de votre propre glissade."
Nous les Héros, Jean-Luc Lagarce.


C'était ça ma vie, il m'a semblé. Jamais personne. Et lui, il a été ce quelqu'un.
Je me suis sentie vivre.
Mais pourquoi ? Pourquoi, tout ? C'est encore injuste. Et je ne peux pas arriver à me dire que c'est mieux pour moi que ça se passe autrement. Jamais comme je le veux.
C'est ça, je verrai plus tard, c'est ça. Avec le recul, je comprendrai, bien sûr, évidement.

Il me manque, et c'est atroce. Comme renoncer à la seule chose dont j'ai besoin, finalement. La seule chose, qui ferait merveilleusement vivre toutes les autres choses autour de moi.
Vous allez me dire - vous aurez peut-être raison - que c'est toujours comme ça quand je suis amoureuse - mais je suis pas amoureuse ! Mais, je vous dit non, c'est différent.
Il m'a sauvé la vie.



Selenn


PS : Finalement j'aurais écrit un long article. Je n'ai vraiment aucune pudeur. Qui ça intéresse ? J'ai pas dû, ce serait sûrement mieux si cela n'était pas réel...
[Pauvre coeur...]


Photo : "A Wish of Weredream" de Shamanski

# Posté le samedi 10 novembre 2007 05:03

Modifié le samedi 26 juillet 2008 09:19

"S'imaginer que toute la vie peut se passer comme ça"

"S'imaginer que toute la vie peut se passer comme ça"
"S'imaginer que toute la vie peut se passer comme ça",

comme ces moments là...

Moments parfaits...


Faut-il des mots pour exprimer cela ? Je ne me souviens pas m'être un jour sentie autant comblée. Je ne me souviens pas avoir un jour pu qualifier quoi que ce soit de parfait, en le pensant totalement. Mais, qu'est-ce que je fais là ? Non, je n'ai rien à faire là... Je ne voulais pas revenir, pourquoi revenir ? Je fais quoi maintenant ? Je passe mes journées à tourner en rond comme un loup en cage, ne trouvant pas le sens de tout ça, me torturant avec mes souvenirs. Souvenirs parfaits... J'ai trouvé une grande part bonheur. Des gens pour moi. Et je les aime...

"S'imaginer que toute la vie peut se passer comme ça"


Comme cet après-midi passé avec Stanley. A admirer la montagne et apprécier le fait d'être ensemble, juste ensemble. On aurait pu rester là une vie, j'aurais pu, lui aussi. Moment parfait.
Comme cette descente de la montagne avec mes deux vikings ivres morts et toutes les aventures qui s'ensuivirent. La nature sous mes pas, et l'impression d'avoir changé d'époque. Moment parfait.
Comme ce merveilleux cadeau. Ce vol en avion au dessus des Alpes. Paix infini. Moment parfait.
Comme le Viking Pagan Fest, Excelsis, Korpiklaani et Moonsorrow... Enfin replongée en pleine musique. Concert merveilleux, à boire de l'hydromel dans des cornes vikings. Moment parfait.
Comme cette soirée années 80, passée à danser sur le bar du Bike. Environ quinze personnes sur le bar, à danser sur des chansons top kitch, que je connaissais ou non. Mais tous ensemble. Prise dans cette musique que je n'aimais pas forcément au début, mais symbole de tout mon bonheur, et de tout mon amour pour eux. "On dit que la vie c'est une folie, et que la folie ça se danse" [Les Lacs du Connemara] À être infiniment heureuse, à pleurer de bonheur, parfois, souvent, à pleurer de bonheur, oui... A danser avec lui, un peu. Moment parfait.
Comme ces aurevoirs, larmoyants pour ma part, à les entendre me dire de rester, de pas partir, que je vais leur manquer, qu'il faut que je revienne vite. A les prendre dans mes bras, les serrer fort. A ne pas vouloir les quitter, à vouloir rester pour toujours. A pleurer, comme une petite fille, caprice pour rester. Moment parfait.
Comme ces soirs passés à l'embéter, à l'empêcher de dormir, à le menacer de brûler sa peau de chèvre, à me recevoir de l'eau sur le visage, à l'entendre se plaindre de moi, à me battre avec lui, à profiter de chaque moments passés avec lui, à l'aimer silencieusement, je l'avoue, à l'aimer putain de merde... Moment parfait.
Comme ces moments où il me prenait la main, et me regardait dans les yeux. Je l'entends encore me dire "Ta gueule, femme ! Tu pars pas, je t'enferme dans la caverne !", ou mieux "Claire, je veux pas que tu partes". Finalement il n'a rien fait, du mal même à croire que je lui manque... Mais, même seulement une semaine avec lui, même entre amis... Juste aimer être avec lui... [Il me manque] Moment parfait.

"S'imaginer que toute la vie peut se passer comme ça"

Finalement, je crois que je suis tombée amoureuse de chacun là-bas. Amoureuse, je vous dis.
Mais, finalement, j'y peux rien, c'est lui - je crois, j'avoue - que j'aime... Et il me manque déjà...

"S'imaginer que toute la vie peut se passer comme ça"

[Les Jolies Choses]


Selenn




Photo : Le Grand Combin, vu de mes yeux vus. Moment parfait.

# Posté le mardi 06 novembre 2007 18:23

Modifié le samedi 26 juillet 2008 12:18

[Danny Elfman - Black Beauty - "Memories"]

[Danny Elfman - Black Beauty - "Memories"]
Elle rêve encore. Elle rêve, comme enveloppée dans du velours bordeaux. Je ne sais pas, une image, comme ça. Elle rêve d'art, de vivre d'art. Elle vit pour la musique, et tout ce qui gravite autour. Un monde sans fausseté, où les notes donnent tout. Elle s'imagine, le soir, après le spectacle, elle vient et prend la place des vrais artistes, et elle danse sur scène. Elle danse mal, mais avec son coeur. Elle a pour seul public des sièges vides, en espérant que les anges au moins la voient. Elle se dit que parfois elle pourrait mourir d'envie. Ce monde s'esquisse, quand elle passe entre les rangées de costumes - chacun raconte une histoire. Elle a espoir, mais elle ne sait pas si elle a du talent. Elle aimerait vivre d'art. Au fond, elle reste la même petite fille qui n'ose pas dire qu'elle voudrait briller pour des centaines de personnes. Elle reste la tête baissée, se contente de sourire quand un mot gentil vient. Elle aimerait vivre d'art. S'enrouler en riant dans ce rideau de velours bordeaux, et ne plus avoir jamais peur d'être seule.
La musique est pour moi la plus merveilleuse des aventures.

[Danny Elfman - Black Beauty - "Memories"]



Il y a une lettre d'amour qui se balade dans ma tête depuis des semaines. Comme une maladie. Tu n'en veux pas, mais cela s'impose à toi. Et elle ne partira pas tant que tu ne succomberas pas, pas tant que tu chercheras à la faire fuir. Quand enfin tu lui lâcheras prise et ne lutteras plus, alors elle partira, et tu seras libre, mais tu auras cédé. Ça fait des semaines que je tiens bon. Je n?ai pas envie de me dire que je veux la laisser faire. Parfois c'est même moi qui souhaite qu'elle revienne. [C'est étrange...] Et des larmes qui viennent toutes seules. Aussi seules que moi.
Parfois je me dis que ça me manque. Ecrire une lettre. De toute façon, je n'ai aucun destinataire.


J'y repense encore. Je repense à tout. Tout est trop dur. Je n'y arrive pas, mais je ne saurais pas dire pourquoi. Un "trop plein" qui m'étouffe. J'y arrive pas, et c'est silencieux. Desséchée, voilà ce que je suis.
Je passe mon temps à marcher. Parce que je n'ai nulle part où aller. Aucun des endroits où je m'arrête ne me convient. Alors je repars. Et finalement, je marche sans m'arrêter.


Vingt jours. Encore vingt jours. Jours qui ne passeront jamais assez vite.
Dans vingt jours, à cette heure précise de 16h40, je serai dans le train. Et je flipperai ma race. Et là j'aurais tout le temps pour me dire que tout se passera bien, mais pas assez pour m'en convaincre et ne pas avoir peur. J'ai beaucoup d'attentes, et... Et j'ai besoin d'une nouvelle vie. Je ne sais pas vraiment si je trouverai ce que je cherche.
J'ai peur d'avoir le coeur brisé, aussi. D'autres rêves impossibles.
Nous sommes le 6 octobre 2007, et cela fait approximativement trois ans, quatre mois et douze jours que j'attends que l'on m'aime. Ou encore, si on exagère, seize ans, dix mois et quatre jours.
Enfin bref, anyway !
Vivement que vingt jours passent. J'ai besoin d'air.
Je veux me remplir les yeux d'images jusqu'à en pleurer.


Pleurer, et mettre derrière moi toutes ces douleurs qui me pèsent depuis des années, des années...
Un jour, peut-être, je me déciderai, et je... Je ne sais pas vraiment.
Des choses que je n'oublierai jamais. Non, jamais... jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais...
J'y repense souvent. Très souvent... En écoutant Lili, de Aaron. Alors je pleure en silence. Et je me maudis. Je ne sais pas vraiment quoi faire.
Je me sens si maladroite. Tu sais, je dis cela parce que c'est vrai, c'est comme une métaphore, ou pas, mais c'est vrai, tu sais, je ne sens plus mes mains. Enfin, tu ne me connais pas dans ce cas-là, mais, comment dire ? si faible...


Besoin d'attendre encore, ça devient insupportable. Allez, plus que vingt jours.
[Cap vers la Suisse !!!] [Et mes deux petits Suisses, mes gueux préférés !!!] [Et le Viking Pagan Fest !!!] [Je vais revoir Korpiklaani !!! et avec celui qui m'a fait connaître, si ce n'est pas beau ?!...]
Allez, plus que vingt jours.




Selenn





Photo : Eolo Perfido

# Posté le samedi 06 octobre 2007 11:21

Modifié le lundi 28 juillet 2008 10:02