mais merde...

mais merde...
demain je me réveillerai
et tout ceci n'aura été
qu'un cauchemar

cauchemar...

"Think of me long enough to make a memory"
pauv' conne mais c'est terminé ! terminé...
oubliée comme toujours

Selenn




Photo : "You still remember me" de Nailass

# Posté le dimanche 25 mai 2008 08:28

Modifié le vendredi 25 juillet 2008 17:51

"Sie Erfasst Mein Herz" - Elis

"Sie Erfasst Mein Herz" - Elis
Ou encore *

Pourquoi est-ce que je parle ?
Dites-moi d'arrêter de parler.
Dites-moi juste que vous êtes là.
Vous êtes passé. Éphémère.
Êtes-vous là ? S'il vous plaît.
C'est peut-être mieux de parler que de vous voir vous satisfaire de mon silence.
Dites-moi d'arrêter de parler.
De tout arrêter.

Moi il faut me tuer. Je suis si fatiguée ! Si je pouvais me reposer... me reposer !
La Mouette, Tchekhov

Je m'éveillerais et ce lac se serait asséché soudain, ou bien il aurait disparu sous la terre.
La Mouette, Tchekhov


Je devrais être en train de réviser. Si tu pouvais sortir de ma tête, juste un instant.
Allez, révisons ensemble ! Sur le MégaBac de Sassou j'apprenais hier :
"Roméo est au début de la pièce un personnage solitaire et mélancolique, fuyant parents et amis pour se lamenter de la dureté de celle qu'il aime : Rosaline. Sa rencontre avec Juliette va éclairer sa vie. Il s'épanouit de cet amour enfin réciproque."

"C'est étrange,
je voulais être heureuse et l'être avec toi."
Juste la Fin du Monde, Lagarce

"Moi je me débats encore dans un chaos de rêves et d'images,
ne sachant à quoi ni à qui cela peut servir."
La Mouette, Tchekhov


Et ensuite, dans mon rêve encore,
toutes les pièces de la maison étaient loin les unes des autres,
et jamais je ne pouvais les atteindre,
il fallait marcher pendant des heures et je ne reconnaissais rien.

Et pour ne pas avoir peur lorsque je marche dans la nuit, je suis enfant,
et il faut maintenant que je revienne très vite,
je me répète cela,
ou bien plutôt je me le chantonne pour entendre juste le son de ma voix,
et plus rien que cela,
je me chantonne que désormais,
la pire des choses,
"je le sais bien,
la pire des choses,
serait que je sois amoureux,
la pire des choses
"
Juste la Fin du Monde, Lagarce


Il fait noir dans le jardin. Il faudrait dire qu'on démolisse ce théâtre dans le jardin. Il est là, nu, hideux, comme un squelette, et le vent fait claquer le rideau.
Hier soir, en passant, j'ai cru entendre quelqu'un qui pleurait dedans.

La Mouette, Tchekhov


On vint me tapoter à l'épaule en me disant avec un gentil sourire triste de gamin égaré :
"À quoi bon ?"
Ce "à quoi bon"
Rabatteur de la Mort
- elle m'avait enfin retrouvé sans m'avoir cherché -
[...]
La Mort prochaine et moi,
nous faisons nos adieux,
nous nous promenons,
nous marchons la nuit dans les rues désertes légèrement embrumées et nous nous plaisons beaucoup.

Juste la Fin du Monde, Lagarce



Je me suis éveillé, calmement, paisible,
avec cette pensée étrange et claire

Je ne sais pas si je pourrais bien la dire

avec cette pensée étrange et claire
que mes parents, que mes parents,
et les gens encore, tous les autres, dans ma vie,
les gens les plus proches de moi,
que mes parents et tous ceux que j'approche ou qui
s'approchèrent de moi,
que tout le monde après s'être fait une certaine idée de moi,
un jour ou l'autre ne m'aime plus, ne m'aimât plus
et qu'on ne m'aime plus

(ce que je veux dire)
"au bout du compte"
comme par découragement, comme par lassitude de moi,
qu'on m'abandonnât toujours


c'était cette impression, je ne trouve pas les mots,
qu'on m'abandonna toujours,
peu à peu,
à moi-même, à ma solitude au milieu des autres,
parce qu'on ne saurait m'atteindre,
me toucher,
et qu'il faut renoncer,

et on renonce à moi, ils renoncèrent à moi,
tous,
d'une certaine manière

Je me réveillai avec l'idée étrange et désespérée et indestructible encore
qu'on m'aimait déjà vivant comme on voudrait m'aimer mort
sans pouvoir et savoir rien me dire.

Juste la Fin du Monde, Lagarce


Ce que je pense
(et c'est cela que je voulais dire)
c'est que je devrais pousser un grand et beau cri,
hurler une bonne fois,
mais je ne le fais pas,
je ne l'ai pas fait.
Je me remets en route avec seul le bruit de mes pas sur le gravier.

Ce sont des oublis comme celui-là que je regretterai.

Juste la Fin du Monde, Lagarce


Voilà, mon cri, c'est bien peu de chose, presque silencieux, mais c'est cela que j'ai en tête, ou plus encore, mais tant pis, je ne peux pas le dire, c'est comme ça, donc nous y revoilà, voici "Sie Erfasst Mein Herz" de Elis. *


C'était bien, avant, Kostia ! Vous vous rappelez ?
La Mouette, Tchekhov


"Farewell he said."
"Nightfall", Blind Guardian

Qui sait ? Peut-être qu'un jour... ?

J'ai vraiment tout raté.
Échoué...
Rien à faire, rien...
Regrets...
Remords...


J'ai encore rêvé que tu ... Quand est-ce que cela s'arrêtera ? Je veux dire, l'enfer. Pas ce rêve. Je passerais ma vie à faire ce rêve. Je voudrais m'endormir pour une vie, juste pour rêver de cela sans cesse... Est-ce que ce peut être la réalité à nouveau ? Que ce rêve-là devienne réalité, s'il vous plaît...

Si un jour tu as besoin de ma vie, viens et prends-la.
La Mouette, Tchekhov
À toi aussi, je te le promets...


Finalement, je n'ai rien dit. C'est fou ce qu'ils écrivent bien... J'aurais pu citer d'autres mots, mais trop explicites. L'important, c'est de ne jamais dire clairement ce que je ressens. On s'en fout.



......................................................"À [Selenn], origine inconnue, qui vit sans savoir pourquoi sur cette terre."
La Mouette, Tchekhov




Photo : "291" de Lenagnl
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# Posté le samedi 24 mai 2008 13:05

Modifié le vendredi 25 juillet 2008 17:54

Adieu vilain-petit-canard.

Adieu vilain-petit-canard.
J'aime Karl. Sincèrement...

"Je voudrais vous quitter... Tu n'entends pas."

"Moi je ne peux rien promettre. Je ne veux rien promettre.
Toute réalité se transformera toujours pour moi en tourments.
Tu devrais m'aider à partir, chacun ici devrait m'aider à partir."

"Tout l'après-midi encore - est-ce que je peux dire ça ? - tout l'après-midi encore, j'ai réfléchi à mon Grand-saut-par-la-fenêtre...
Ça me plaisait assez, l'image du petit singe écrasé cinq étages en contrebas."

"Je vais être encore plus seul qu'avant mais ce n'est pas une mauvaise chose, car on m'abandonnera, on m'oubliera, [...] je serai définitivement mis de côté, oublié, silencieux, je pourrai disparaître, silencieusement, sur la pointe des pieds, personne ne s'en rendra compte."


Karl dans Nous les Héros de Jean-Luc Lagarce


À quoi sert-il encore de parler ? Je ne comprends pas.

Mon père m'a offert une petite rose avant-hier soir. Il voulait que je sourisse. J'ai souri. Parce qu'il est toujours aussi adorable. Mais au fond de moi, je pensais "J'ai des difficultés avec une fleur, dit le Petit Prince".

Finalement, je ne sais pas ce que je vais faire de mon mois d'août. Je partirais bien... en Finlande ! Je vais aller me noyer dans la neige de Finlande. Peut-être qu'on respire mieux, la tête dans la neige. Moi, j'ai besoin de respirer tout court. Je partirais bien avec juste mes rêves en poche. Faut pas croire, ça pèse lourd.

Parfois, j'ai envie de me raser le crâne. Et avec mes cheveux, tisser une corde pour pouvoir me hisser jusqu'en haut du toit du monde. Les montagnes me manquent.

Je n'ai jamais réussi à profiter complètement de ma vie. Parce que je n'étais jamais ici et maintenant. J'étais toujours là-bas et plus ou moins bientôt. Particulièrement ces quatre derniers mois, concrètement. Maintenant je suis nulle part et jamais plus. Tant pis... qu'est-ce que j'y peux ?

Il y a tellement de choses que j'aurais aimé dire. J'attendais la certitude la sécurité - qui ne viendra jamais. Même parfois j'aurais aimé raconter des choses qui me tenaient simplement à c½ur. Je ne sais pas pourquoi à toi, enfin si, mais non. Je n'ai rien dit. Finalement, je ne les dirai jamais. C'est pas comme si c'était important...

Espoirs impossibles pour une Lune désespérée...
L'autre soir, ce soir-là, la Lune était rouge sang. La lune saignait et elle alla mourir sur la pointe des toits.
Je suis Selenn.
("Elle écoule les jours dans une solitude lunaire.")
("Comment est la nuit ? Claire.")

Jeudi soir, j'ai fait un rêve. Un long rêve qui me tint toute la nuit. J'ai rêvé de Princesses et de Dragons. Il est encore possible de rêver après des journées comme celle-là ? J'ai trouvé cela d'une incohérence terrifiante...

Et vendredi soir, j'ai rêvé que tu ... Et c'était tellement beau que c'en était horrible. Parce que c'est terminé...

C'est horrible de penser combien j'avais envie de m'améliorer... Vous savez, je... J'avais tellement envie, je désirais tant... J'aurais pu... Et ça aurait été parfait...
"Mais le canard n'entrera jamais dans la mare. Il s'est fait plomber en plein vol."

Je vis la même vie, avec mes peurs. Elle n'ont pas disparu. Sauf que maintenant il n'y a plus de "tout s'arrangera, bientôt tout ira bien". Peurs qui se multiplient à mesure que le temps passe.

C'est lorsque je fais un effort pour sourire que j'ai le plus mal au c½ur...
Le reste du temps, ce n'est que neutralité froide pour une réalité froide.

C'est cette distanciation qui me fait le plus de mal. Rêver à des choses heureuses, au bonheur. Parce qu'il y a toujours un retour à la réalité.
À quoi cela sert-il de rêver encore ? N'as-tu pas appris une leçon ?
Ne rêve pas de cela. Cela ne te consolera pas de penser que cela s'arrangera. Parce que c'est impossible. Le retour à la réalité est pire. Si toute fois tu ne te perds pas en chemin. Ne te perds pas dans tes fantasmes illusoires.
Ça me tue de rêver comme avant... Mais ce ne sera jamais possible, putain ! Arrête ! Pauv' conne...

J'avais presque la force de penser à combattre mes vieux fantômes. Me réconcilier. Faire la paix. Oh, la paix... Je désire tellement la paix... Mais j'ai plus la force, je ne veux plus.
J'ai plus la force ni le courage de m'accrocher à mes rêves. Je suis paumée. Je m'en fiche, de ça aussi. Et je suis la première à trouver ça triste. Pourtant, j'étais sur la bonne voie pour me battre pour ce que j'aime.

Et je me retrouve là, impuissante. Oui, pour ça, ça pour sûr, je me serais battue... Mais je ne peux rien faire.
Je ferais tout... Une misérable.

"J'emmène au creux de mon ombre des poussières de toi."
Ce n'est plus qu'un secret. Secret gardé maintenant sous clé.
Personne ne l'atteindra, ne me l'enlèvera.
Non, jamais...
Je n'oublierai jamais. Je l'ai promis.



Selenn





Photo : "Strident Spill" de Tofan.

# Posté le dimanche 18 mai 2008 13:11

Modifié le samedi 26 juillet 2008 09:11

Je déteste le mois de mai. Je le hais. Enfin, je me dis qu'il n'y a que trois dates. Il en reste encore vingt-huit pour me tuer encore un peu plus. Allez-y, je baisse les armes, allez-y riez et achevez-moi. Je hais le mois de mai. Je voudrais oublier. Je devrais faire comme dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind. M'effacer la mémoire. T'oublier. Tout oublier. Ou alors je pourrais m'ouvrir le crâne et aérer mon cerveau, à jamais. Là, j'oublierai...

Je déteste le mois de mai. Je le hais. Enfin, je me dis qu'il n'y a que trois dates. Il en reste encore vingt-huit pour me tuer encore un peu plus. Allez-y, je baisse les armes, allez-y riez et achevez-moi. Je hais le mois de mai. Je voudrais oublier. Je devrais faire comme dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind. M'effacer la mémoire. T'oublier. Tout oublier. Ou alors je pourrais m'ouvrir le crâne et aérer mon cerveau, à jamais. Là, j'oublierai...

Pourquoi parler de ça ?


"On se dit que l'bon temps passe final'ment J'aimerais que tu sois pour un moment
Comme une étoile filante" Mon étoile filante.

Pourquoi parler de ça ?


Jeter au loin toutes mes projections de bonheur.
Tant pis. Plus Rien. Terminé.

Plus Rien, comme les Cowboys Fringants :

Il ne reste que quelques minutes à ma vie
Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
Je ne peux plus marcher, j'ai peine à respirer
Adieu l'humanité... Adieu l'humanité...


J'ai retrouvé un vieil ami hier. Ça faisait un an que...

Ce matin très tôt, après une heure de marche, je ne sais pas pourquoi j'ai fait demi-tour. Je n'aurais pas dû.

Je n'aurais pas dû commencer à parler


L'horizon s'efface, comme de la pluie sur une toile de peinture à l'eau.
J'avais construit mon horizon autour de... Plus Rien. Terminé.

J'ai perdu mon port d'attache.
Je dérive lentement.

"Pour moi, c'est l'heure de foutre a la poubelle mon coeur, et pour de bon."

"Au fond le c½ur qu'on m'avait donné n'aura été qu'un beau cadeau empoisonné."

Il me faut un c½ur de pierre, pour me faire couler tout au fond de l'Océan Glacial Arctique.
"La Noyée"

Pourquoi ne m'arrêtez-vous pas ?


Je voudrais revenir en arrière, tout recommencer.
Ou ne jamais commencer. Ne jamais naître. Ne jamais vivre.

Je voudrais recommencer à partir de ce 24 mai 2004.
Et ne pas le faire.
Ne jamais aimer.

"Et surtout, ne jamais oublier, quoiqu'il arrive, ne jamais se laisser tomber amoureux"

Je me suis construite sur de mauvaises bases : l'amour et la souffrance.
Surtout l'amour. Et la souffrance qui toujours va avec.

S'il vous plaît, faites-moi taire : je ne peux pas m'arrêter de parler


Ce que ce monde m'a appris ?
C'est que la liberté, on la trouve quand on se met un flingue sur la tempe et qu'on tire.
Fabuleux coup de feu, prendre feu, éruption de volcan.

Libre. Libérée. Je m'envole.
Et peut-être que je trouverai un endroit où j'ai ma place. Ce monde, dans ma tête.

"I leave with my bodkin and my tears in my hands"

Je veux m'en aller.

"J'ai peur de quoi ? J'ai peur de toi, enfin de moi sans toi"...

Selenn





Photo : "Late angel - windy" de Shamanski

# Posté le jeudi 15 mai 2008 06:23

Modifié le samedi 26 juillet 2008 09:13

The Sound of Silence

The Sound of Silence
*

Cry with a smile
My heart is bleeding
Bewildered I'm here alone
Why is there pain in beautiful moment ?
Why do I feel so lost, so empty ?

Take my heart and set it free
Take my heart and give it time to heal
Take my heart a little while
Take it with you to the place you'll go

Cry with a smile
My heart was dreaming
Of time I knew would come to an end
Why do I cry about a beautiful memory ?
Why do I feel so hurt, so lonely ?

"Cry with a smile", After Forever



Je ferais mieux de me taire ?
"Quoi que je fasse, ce n'est qu'une sorte de one woman show dans le vide." [Nana, Ai Yazawa]
C'est ce manque d'affection qui me faire dire tout et rien. Surtout rien, rien et n'importe quoi.

J'ai le coeur rempli d'un amour, d'un amour qui semble n'être qu'en puissance... d'un amour immense et inconditionnel... d'un amour silencieux... presque douloureux...

Tais-toi. On s'en fout. Oublie-toi.

Peur de tout gâcher. Avec mes sentiments qui débordent de partout. On m'a dit que mon problème est que je suis trop passionnée. "Étalage de transports".

Mais pourquoi je me sens si désespérée ?
"Comme il fait sombre ! Je ne comprends pas pourquoi j'éprouve une telle inquiétude." [La Mouette, Tchekhov]

Il me suffirait d'un mot. Ou trois alors.

Qu'est-ce que je dis ? Chut...
Ça sert à rien.

Selenn




Photo : de Moi.

# Posté le vendredi 09 mai 2008 21:19

Modifié le mercredi 14 mai 2008 15:21