Mais, et moi ?

Mais, et moi ?
*
IT'S THE MOST LONELIEST DAY OF MY LIFE


Je foutrais bien le feu à tout ça.

Quand est-ce qu'on arrête ?

Quand est-ce que ça s'arrête ?

J'en peux plus d'être si seule...


"Tant de lumières au dehors, et pas une pour te guider."
Jean Lambert-Wild, Crise de Nerfs

Ce n'est pas comme ça que les choses devaient se passer...
Pourquoi cela se passe-t-il comme ça ?
Ce n'est pas de ma faute.
...
N'est-ce pas ?
...
N'est-ce pas ?
...
Qu'est-ce que j'ai fait de mal alors ?

Je veux tout réparer. Tout recommencer.
Avant, quand je regardais en arrière,
je me disais que j'avais envie de recommencer,
et de ne pas le faire.
Maintenant, si je recommençais, je le ferais,
je m'y jetterais à corps perdu,
et jamais je ne laisserais quoi que ce soit me quitter.



Ce n'est pas comme ça que cela devait se passer.



"Les jolies choses, faudra t'y faire
Dans ta tombe, elles n'existent pas

Ces jolies choses des filles sans voix
Quand on y touche on brûle ses doigts
Elles sont sur toi et t'en rêves
Elles sont devant moi et j'en crève


Dis moi est-ce que c'est mieux en bas ?"

Les Jolies Choses

Dis-moi, pourquoi est-ce que par moment je cesse d'exister ?
Pourquoi suis-je si insignifiante ?

J'en crève, de penser à qui j'aurais voulu être, qui j'aurais pu être, surtout.
Si on avait bien voulu me donner ma chance.
Si on avait bien voulu m'aider.
Help.


RSVP dès que possible.

HELP.



ET QUOI ?

Quoi maintenant ?




Tout est de ma faute.
Qu'est-ce que j'ai fait de mal ?
Dites-moi, et je tue cette partie de moi.
Qu'est-ce que j'ai fait de mal ?


ET QUOI ?




Où chercher un sens à tout ça ?
Jusqu'où devrai-je aller ?
Suis-je vraiment destinée à partir de plus en plus loin ?
À me retrouver à nouveau seule par ma faute ?
À quitter ceux que j'aime ?
Tout ça pour chercher un sens qui ne vient pas ?

Tout ce que je fais sera toujours vain ?
Où irai-je quand je devrai me rendre à l'évidence que c'est fini ?



Mais qu'est-ce que je vais devenir ?



Quoi que je fasse, je suis malheureuse, finalement.
Inutile.
Non, je ne suis pas courageuse.
Je suis une incapable de tout.


Mais qu'est-ce que je vais devenir ?

Quand est-ce que ça s'arrête ?




J e - v o u d r a i s - d e s - r é p o n s e s .
J e - v o u d r a i s - c o m p r e n d r e .
J e - v a i s - d e v e n i r - f o l l e .




"Tu devras bien un jour raconter la vérité à quelqu'un."
Rodrigo Garcia, Jardinage Humain



R e n d e z - l e - m o i .
R e n d e z - l e - m o i .
R e n d e z - l e - m o i .
R e n d e z - l e - m o i .
J e - s u i s - e n - t r a i n - d e - d e v e n i r - f o l l e .




"C'est en l'observant que j'ai appris à parler"
Jean Lambert-Wild, Crise de Nerfs



"Love me before the last petal falls
Don't you know this tale
In which all I ever wanted
I'll never have
For who could ever learn to love a beast ?"

Nightwish, The Beauty and the Beast
Des bêtises, ça s'appelle des bêtises. Et moi, j'adore.

"Et maintenant à qui parler ?
Dans cet abysse
Où l'on vit par replis
Dans ce bout du monde
Où les humiliés
Amoureux de leur curieuse insignifiance
Se caressent pour s'apaiser ?
Faut-il prier !
Faut-il crier !
Ou comme eux
S'accorder des faveurs pour échapper à la douleur ?

Heureux
Celui qui sait tomber à terre.
Heureux
Celui qui se laisse outrager."
Jean Lambert-Wild, Crise de Nerfs
Je rêve d'autres moments comme ça. C'était bien, non ?

"Dans les tombeaux des filles de joie
On rigole bien des filles comme moi"


Pauvre conne.
Je vais me faire prendre à mon propre jeu, je crois.
C'est déjà fait. Déjà, je ne suis rien.

Tout ce que j'ai pu faire où dire qui allait à l'encontre de ma santé mentale et au delà de ce que je pouvais supporter, je l'ai fait avec plaisir.
Tout ce que j'ai fait, je l'ai fait avec plaisir.
Tout les moments où je me suis sentie humiliée, et ils ont été nombreux, je ne les regrette pas.
"Even in your pride, I never blamed you" Nightwish, Two For Tragedy


J'espère qu'un jour quelqu'un se rendra compte de ma patience.
J'espère qu'un jour quelqu'un se rendra compte que mon mérite.
J'espère qu'un jour quelqu'un se rendra compte de tout ce que j'ai enduré.
J'espère qu'un jour quelqu'un se rendra compte que j'avais raison de faire ce que j'ai fait.
J'espère qu'un jour quelqu'un se rendra compte que j'avais raison.
J'espère qu'un jour quelqu'un se rendra compte que ça en valait la peine.
J'espère qu'un jour quelqu'un se rendra compte de mes blessures.
J'espère qu'un jour quelqu'un se rendra compte que je n'ai jamais ni oublié, ni guérit.
J'espère qu'un jour quelqu'un se rendra compte de tout ce que j'aurais été capable de faire pour toi, si seulement j'avais pu.
J'espère qu'un jour quelqu'un se rendra compte de tout.
J'espère qu'un jour quelqu'un se rendra compte de tout, et que je pourrais me dire qu'au moins quelqu'un m'a remarquée.
J'espère qu'un jour quelqu'un me remarquera.


[Je reste encore émerveillée quand je pense aux quelques moments où j'ai pu rencontrer Stephan. J'ai eu raison de suivre mon coeur dans un voyage non raisonnable. Je voulais connaître cet homme dont je suis tombée amoureuse de la voix, et je l'ai rencontré. Et étrangement, c'est lui qui a eu l'air le plus étonné de me rencontrer. C'est grisant... ce sentiment que... quelqu'un te porte un intérêt sincère... que tu n'est pas totalement insignifiant. Je me suis sentie importante, comme je ne m'était pas sentie depuis trois mois. J'ai touché cet homme. Il a été touché par moi. Moi. Et bien, ça restera un des plus beaux moment de ma vie...]




"J'ai avalé, menti, oublié, j'ai laissé mon lit baigné de sueur, j'ai accepté, convaincu,

souffert, pensé, griffé, mordu.

J'ai soutenu, affronté, maudit, je me suis éclaté, j'ai pleuré et on m'a oublié.

J'ai perpétué, observé, je me suis traîné, j'ai soigné seul mes blessures.

Je me suis repris, je suis revenu sur mes pas,

mes os se sont ressoudés en quinze jours.

Je me suis noyé dans un verre d'eau, j'ai marché dans le sable face au vent.

J'ai su excuser, j'ai su aimer et jamais je n'ai su faire durer l'amour.

Et je me suis arrêté, j'ai passé du temps sans rien faire.

Et j'en suis resté là.

J'ai promis de ne pas refaire pareil, j'ai refait pareil,

j'ai vécu cent fois la même vie."


Rodrigo Dargia, Jardinage Humain





Mais, moi, j'y suis pour quoi ?


MOI, J'Y SUIS POUR QUOI ?


Mais moi, qu'est-ce que je vais faire ?


Qu'est-ce que je dois faire ?


Dites-le-moi ! Je vais mourir, sinon !


QU'EST-CE QUE VOUS FAITES DE MOI ?


Q U ' E S T - C E - Q U E - V O U S - F A I T E S - D E - M O I - ?

Tchekhov, Platonov






J'ai été bien sotte. Sotte de penser que ça existait encore. J'existe pas.
Je me sens juste sotte, laissée pour compte.
Souviens-toi, remarque donc, je puis exister. Cela peut m'arriver, et c'est tellement beau... C'était tellement beau...
Je me sens juste sotte d'avoir avoué que j'y pense encore alors tu as oublié depuis longtemps.



POURQUOI ?



Je suis juste une toute petite chose malheureuse.

RSVP dès que possible !
Si vous êtes passé, si vous avez lu, laissez ne serait-ce qu'un "j'ai lu".
RSVP


Personne n'écoute...
Personne ne parle.


"C'est en l'observant que j'ai appris à parler"
Jean Lambert-Wild, Crise de Nerfs



Selenn








Photo : "Touch" de Porcelainveins.

# Posté le mardi 20 octobre 2009 13:39

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 19:08

My heart, that bareless prison...

My heart, that bareless prison...
Si vous saviez le nombre d'heures que je passe à écrire et composer ces trucs nuls que personne ne lira ! C'est bien pathétique. Je croyais ne plus pouvoir écrire, je pensais être seulement capable d'orchestrer des citations. Pourquoi j'écris ? C'est tellement inutile...



"J'ai passé ma vie à assembler les morceaux d'un puzzle

C'était fini et je regardais l'image

Alors un ami a cogné la table

Les pièces du puzzle s'envolèrent comme volée de moineaux dans les airs et retombant,

reformèrent l'image

Mais l'image est différente

Une balle m'a traversé le cerveau de part en part et a laissé une traînée de brume dans le ciel"


Edward Bond, Rouge noir et ignorant



"Si j'étais Dieu, j'aurais pitié du c½ur des hommes..."
Maeterlinck, Pelléas et Mélisande


Je ne comprends pas. Je ne comprends pas. Je ne comprends rien. La réalité ne correspond pas à la vérité. Ce n'est pas comme cela que cela devait se passer. Rien ne correspond à la vérité. La vérité est un immense et monstrueux mensonge. Tout n'était que mensonge. Mensonge. Sinon cette réalité ne pourrait pas exister.

Vide. Je suis vide. Je ne ressens rien. Rien. Vide. J'ai le c½ur sec. Je ne ressens pas la douleur que je devrais ressentir. Et ce n'est pas mieux ainsi, ce n'est pas rassurant. Je ne ressens rien et c'est pire que tout. Une coquille vide. Vide.

Je ne devrais pas parler de mensonges. Parce que je ne veux pas que tu avoues que tu mens. Je veux les garder, ces mensonges. Je veux garder au fond de moi ces secrets que personne ne comprend, que personne ne peut même s'imaginer. Ce secret que moi seule ai vu. Ce secret que tu nies constamment. Je veux garder ce mensonge. Sans ça je n'ai plus rien. Une misérable. "Ici, Recouvert de moi Je tisse une couverture d'oubli Aux motifs mensongers Pour me protéger du froid." [Jean Lambert-Wild, Crise de Nerfs]

Je suis incapable d'oublier. Et c'est avec délice que je me souviendrai toujours. Personne, pas même toi, ne pourra m'enlever ça. Ces mots que tu as dit et que jamais plus tu ne reconnaîtras, ces regards, cette vulnérabilité, cette confiance mutuelle, ce don, ces trois mots que tu as dit sans le vouloir, ce mensonge-là. Et bien d'autres choses encore, trop nombreuses pour être citées. Je me rappelle souvent tout cela avec émerveillement. Je me rappelle du goût unique que cela avait. Je ne veux plus rien vivre d'autre maintenant, je veux me noyer dans ces souvenirs avec un bonheur certain et magnifique, sachant qu'il y a eu cela, et que cela c'était tout.

Plus jamais nous ne vivrons dans la même réalité ? Nos vérités sont-elles si différentes ? "Je fais don de moi-même. Don de mon c½ur." [Sarah Kane, Manque] Je ne regrette rien. Si c'était à refaire tout en sachant l'issue, je le referais. C'est sûrement une erreur, oui. Je voudrais pouvoir faire les mêmes erreurs toute ma vie, sans jamais me guérir de ça. "J'ai pensé que je pouvais mourir tellement je le voulais. Je n'en pouvais plus, tellement je le voulais." [Nana]

Je suis capable de tout. Je ne suis capable de rien. Je suis incapable de me battre. Je ne veux plus me battre. Pourquoi est-ce que personne ne remarque mes combats ? Pourquoi n'ai-je pas le droit à de la reconnaissance ? Juste un "tu t'es bien battue". Un "ça en valait la peine, et tu as eu raison". Un "même si tu étais à l'avance et depuis le début perdante, tu eu raison de t'accrocher". Remarquez, on pourrait croire que c'était peu, une petite bataille de rien du tout. Mais non, ça m'a demandé tant de forces... Je suis une faible. Je suis une incapable de tout.

L'autre jour, j'ai chanté et j'ai été agréablement étonnée par la voix que j'ai sortie. J'en suis capable. Mais je n'ai pas la force, je n'ai pas la force... Pourquoi personne ne veut croire comme moi à mes rêves ? Juste poser une main sur la mienne qui essaye de s'y accrocher ? Me soutenir ? Me guider ? Me dire que j'ai raison...

Je n'ai pas la force, je n'ai pas la force. "Je suis tellement seul putain tellement seul". [Sarah Kane, Manque] Pourquoi personne ne voit l'étendue de mon usure ? Je suis si fatiguée... Est-ce parce que c'est contre-nature de se sentir comme centenaire à dix-huit ans ?

Je n'y arriverai pas toute seule. Je suis une incapable de tout. Et c'est la vérité.
Je disais vouloir être vrai, et bien je ne veux plus le penser. Je veux vivre dans mon mensonge. Je vais me perdre dans ce mensonge. Dans ce qui aurait pu être, dans ce que je méritais de vivre. C'est quoi la finalité de tout ça ? Ce n'était pas ça, mes prières ! Ce n'était pas ça, MON RÊVE !...

La vérité ? Ce que je t'ai dit, je me rends compte maintenant que ça peut très bien être faux. Bien sûr que je pourrais t'abandonner. Je n'ai pas la force de rester alors que tu n'as pas besoin de moi. Je voulais tant te guérir... À mettre dans la case "échecs". Ça ne dépendait pas de moi, et ne dépendra jamais de moi. Moi ? Avoir cette force ? En être capable ? Moi ? Faire une différence ? Non, mille fois non.

Faudrait peut-être que je prépare mon voyage vers le Nord ? Qu'est-ce qu'on emmène ? Aucun vêtement chaud.
Faudrait peut-être que je fasse un bébé ? "J'ai besoin d'aimer, je ne sais rien faire d'autre". [La Rue Kétanou, Ma faute à toi] Je sais pourquoi je suis née. Ce pourrait être une création magnifique, d'avoir un enfant.
Je sais pourquoi je suis née, et bizarrement, cela me fait souffrir. Pas d'espoir. Pas d'espoir. Attendre que les choses arrivent. Ou rien. Incapable d'obtenir les choses que je veux, alors ne plus rien vouloir. Et attendre. Attendre qu'on se souvienne de mon sort. Qu'on se souvienne, j'existe un petit peu. Pas d'espoir. Rien. Vide. J'existe encore un petit peu. Jusqu'à quand ? Désespoir.

Je voudrais bien me combattre, combattre ma nature. Que cessent ce calme et cette douceur. Je voudrais bien faire n'importe quoi. Me raser le crâne. Déformer ma vision. Tordre ma conscience. Me couper l'annulaire. Verrouiller l'accès à mon sexe. Me marquer le c½ur au fer rouge, signe d'appartenance, comme une reconnaissance de l'humilité et de la fidélité dont j'ai pu faire preuve sans qu'on ne le remarque, sans qu'on ne s'en soucie.

La vérité ? On s'en fout. Tout le monde s'en fout. La vérité ? "Y a rien qui va de travers chez [moi] qu'on pourrait pas remettre droit avec une bonne autopsie". [Edward Bond, Rouge noir et ignorant.]
Ce pourrait être amusant de voir mon sang couler, sans en éprouver plus de pitié que quand on égorge un porc pour donner en pâture à tous ces chiens qui rampent. Ces chiens aux dents limés d'usure par cette connasse de vie.
Tu m'as pris ce dont j'avais réellement le plus besoin, connasse, tu sais ? Prends donc aussi mon c½ur qui ne me fait plus souffrir tellement il est éteint. Je n'en veux plus de toute façon, je n'en veux plus. Je n'en veux plus...


Je veux finir aveugle, aveuglée par le reflet du soleil qui ne se couche pas sur la neige blanche immaculée de Laponie. Je veux savoir où s'arrête le monde. On ne peut pas toujours tourner en rond éternellement. Il peut arriver qu'on éprouve un sentiment de perfection telle qu'on ne veut pas aller voir plus loin. Si je fais juste un pas, c'est la chute dans l'océan glacial. Je vais plutôt m'asseoir sur le bord et me laisser dévorer lentement sans n'en rien ressentir. Vide.

Je ne comprends pas. Je ne comprends pas. Je ne comprends rien. Rien.
C'est quoi ta vérité à toi ? Que vois-tu ? Je ne t'ai jamais autorisé à me voler. Et alors ? On s'en fout.
Depuis quand suis-je devenue une étrangère ? À ne pas savoir où aller, à ne pas me sentir autorisée à me poser, à n'avoir aucune place.
"La rupture commence. Je ne sais plus où regarder." [Sarah Kane, 4.48 Psychose]
Retour au point de départ ? Comment j'en suis arrivée là ? Réponse : la voilà, la vérité :
MAIS JE N'AI RIEN FAIT !
Je ne comprends pas. Je ne comprends pas. Je ne comprends rien.



Je voudrais bien hurler mon mal-être.

Mon mal de vivre.

Mais comment l'exprimer ?

Et qui écoute ?


Qui écoute ?


Qui écoute ?


Qui écoute ?


Qui écoute ?


Qui écoute ?



"Suis-je une complication superflue ?
Une droguée occasionnelle." Sarah Kane, Manque

Parle

Parle

Parle

Parle


Parle

Parle

PARLE

P A R L E


Dis-moi la vérité.


Personne ne parle.
Sarah Kane, 4.48 Psychose

Regarde-moi.


Fais de moi ce que tu veux.
"ma soumission finale
ma défaite finale."
Sarah Kane, 4.48 Psychose

Pars pas.
Reviens.
Ne m'élimine pas.


"C'est toujours moi.
Tu l'as toujours su.
Ça ne se contrôle pas.
Comment je t'ai perdu ?" Sarah Kane, Manque

Je ne comprends pas. Je ne comprends pas. Je ne comprends rien.
C'est toujours moi. Je n'ai pas changé. Rien n'a changé.


"Moi je ne peux rien promettre. Je ne veux rien promettre.

Toute réalité se transformera toujours pour moi en tourments."

Lagarce, Nous les Héros.



Je me berce d'illusions, et c'est réconfortant. Du réconfort, voilà ce dont j'ai besoin. De paix. Je me berce d'illusions, à m'imaginer les histoires incroyables que je pourrais vivre. Retourner en Allemagne, et revoir le chanteur de Fjoergyn. Tant de choses qui pourraient arriver, mais qui n'arriveront pas, mais qui forme un épais et efficace rempart contre ma réalité actuelle. Je sais que je rêve, je sais que ce n'est qu'un médicament illusoire, je sais. Mais j'ai toujours fais pas. Jeter mon dévolu sur une personne inaccessible, pour en rêver, plutôt que de rêver de ce qui a vraiment de l'importance. Parce que mes véritables rêves... C'est terminé.


[J'en crève, de ces rêves impossibles, j'en crève...]





"Je te verrai toujours ; je te regarderai toujours".
Maeterlinck, Pelléas et Mélisande.






Selenn








Photo : "Marine 1" de Bonbon-a6dule.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 16 septembre 2009 16:44

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 19:09

This Dreadful Emptiness

The Phantom Agony


MARION BARFS MARION BARFS MARION BARFS MARION BARFS MARION BARFS MARION BARFS MARION BARFS


Je sais, j'ai déjà dit mille fois ces mots, j'ai déjà fait mille fois ces citations. Je sais, c'est toujours la même histoire que je raconte, que je décline mille fois. Ne m'en voulez pas de me répéter ainsi, je n'ai pas choisi. Ce n'est pas ma faute si mes erreurs et mes malheurs se répètent à l'infini. J'aurais aimé, moi aussi, écrire pour une fois une histoire belle et lumineuse, sans rien de torturé, mais c'est impossible. C'est moi que ça déçoit.

J'appuie sur les mots en espérant qu'on se rende compte combien c'est important...


Lovelorn


"And I don't want to bother you anymore."
Sonata Arctica, Letter to Dana

Je sais que tu liras cela un jour. Pardonne-moi. Je n'ai pas le droit de te dire tout ça. Je ne devrais pas l'écrire non plus, mais je m'autorise à le faire tout de même. Que me resterait-il sinon ? On y gagne tous les deux, moi je peux m'exprimer, et toi tu peux faire comme si de rien n'était et oublier, et tu le feras, je le sais.


J'aurais envie de faire tant de choses, mais j'ai pas le droit, j'ai pas le droit...
Comment est-ce que j'en suis arrivé là?

"Quoi que je fasse, ce n'est qu'une sorte de one woman show dans le vide."
Nana
"Il ne suffit pas de tirer un trait sur nes erreurs et nos blessures pour qu'elles disparaissent.
Même maintenant, je continue à appeler ton nom, malgré ma douleur...
Je continuerai jusqu'à ce que tu me répondes..."
Nana



"je me mords la langue qui jamais ne peut lui parler"
Sarah Kane, 4.48 Psychose.



[...]


"Je suis désolé.
Je suis désolé.
Désolé, je suis désolé, désolé, je suis désolé, désolé, je suis désolé, désolé.
Et de quoi ?
Je suis désolé de te poursuivre."
Sarah Kane, Manque.

[...]


Tu ne sais pas quelle est ma vie en dehors de celle que je vis avec toi.
Tu comprends tout, mais il y a tellement de choses que tu ne vois pas.


Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes

Qu'on avait habillés pour un autre destin
Louis Aragon, Il n'y a pas d'amour heureux


...

And then there was silence

...

s i l e n c e

...

Ô solitude...

...



"Je suis tellement seule putain tellement seule"


me laisse pas seule me laisse pas seule me laisse pas seule me laisse pas seule me laisse pas seule me laisse

pas seule me laisse pas seule me laisse pas seule me laisse pas seule me laisse pas seule me laisse pas seule me

laisse pas seule me laisse pas seule me laisse pas seule me laisse pas seule me laisse pas seule me laisse pas seule

j'ai tellement besoin de toi j'ai tellement besoin de toi j'ai tellement besoin de toi j'ai tellement besoin de toi j'ai

tellement besoin de toi j'ai tellement besoin de toi j'ai tellement besoin de toi j'ai tellement besoin de toi j'ai

tellement besoin de toi j'ai tellement besoin de toi j'ai tellement besoin de toi j'ai tellement besoin de toi



"Je peux remplir ma place
remplir mon temps__._
_____________._______
mais rien ne peut remplir ce vide-là dans mon c½ur


___________Ce besoin vital pour lequel je mourrais"
Sarah Kane, 4.48 Psychose.



[ Without you I am nothing... ]



___________"Ce besoin vital pour lequel je mourrais

être aimé"
Sarah Kane, 4.48 Psychose.


"Moi il faut me tuer. Je suis si fatiguée ! Si je pouvais me reposer... me reposer !"
Tchekhov, La Mouette
"Mon corps est guéri mais mon âme pas moyen.
Je suis si fatigué."
Sarah Kane, Manque.



Coupez-moi la langue

arrachez-moi les cheveux

extirpez-moi les reins

mais laissez-moi mon amour

je préfèrerais avoir perdu mes jambes

m'être fait sauter les dents

m'être fait gicler les yeux

qu'avoir perdu mon amour
Sarah Kane, 4.48 Psychose.


Mon amour, mon amour, pourquoi m'as-tu abandonnée ?



"c'est terminé
___________putain
_________________c'est tout



et je dois tenir toute seule"
Sarah Kane, 4.48 Psychose.

"et la vie n'a aucun sens à la lumière de ma perte"
Sarah Kane, 4.48 Psychose.


Il est venu me voir et m'a dit les mots que je ne voulais pas entendre, que tu ne m'aimais pas. J'ai pleuré sans arriver à m'arrêter. En parlant avec lui, je me suis rendue compte que je ressentais la même chose que lui, j'étais tout aussi seule, et désespérée, et en manque d'amour. Seulement je ne réagis pas comme lui à cela. Non, j'ai été incapable de tout oublier et de me laisser aller. Je crois que j'en serai toujours incapable. Il m'a dit que c'était parce que j'étais pas aussi désespérée que lui, mais c'est faux. La vraie raison, c'est que je suis la dernière des connes, je te voue une fidèlité sans borne alors que tu n'en veux pas, et quand bien même je voudrais oublier un instant et trouver du réconfort ailleurs, j'en serai incapable.

Il ne faut pas que j'oublie

Je suis incapable d'oublier.


"Qui est-ce qui va mourir ? Est-ce moi ?"
Maeterlinck, Pelléas et Mélisande

"No reason to live for. One reason to die for."
Ensiferum, Eternal Wait



Fais de moi ce que tu veux, ordonne moi de mourir...
Et je reste, les yeux grand ouverts,
incapable de bouger,
avec ce cri dans ma cage thoracique,
les entrailles déchirées,
ce cri que je devrais pousser,
et que jamais je n'ai, jamais ne vais pousser...
Et les larmes coulent toutes seules,
pas même besoin de fermer les yeux...
Tu devais être avec moi !...
Et j'aurais pu soigner mes vieilles plaies...
"Je voulais être heureuse, et je voulais l'être avec toi."



On a plus le temps, j'ai plus le temps. Je ne sais pas où je serai demain. J'aurais voulu le vivre maintenant, parce que sinon je ne sais pas quand je pourrai, je ne sais pas si je vivrai encore. Tu comprends ça ? Je voudrais vivre ma vie avec toi, mais il arrivera un moment où je devrai partir. Je devrai forcément partir, et je le ferai si tu ne me retiens pas. Toi seul pourrais me retenir. Je ne sais pas si je reviendrai. J'aurais voulu vivre maintenant, une première fois, une dernière fois. Vivre avec toi, grâce à toi, te vivre toi. Un jour ou l'autre, on vivra cette histoire d'amour, que ce soit maintenant ou dans soixante ans. Mais je ne sais pas si je serai encore en vie. Dans une autre vie, peut-être, remettre encore ça à plus tard. A ton avis, ça fait combien de vies qu'on se cherche et qu'on se fuit ? Pas un hasard.








[...]








Elle aimerait éteindre ses pensées, s'allonger, s'assoupir, s'extraire d'elle-même.


Fulgurance, faille mentale. A quel point elle a été heureuse avec lui, le goût de calme que ça avait, de certitude sucrée, ce besoin de rien d'autre. Cette plénitude. Pour la dernière fois de sa vie ? Brutalement elle mesure avec netteté comme les années qui ont suivi ont été âpres et sans magie. Elle a connu ce type à une frontière temporelle, c'était les derniers mois d'innocence maximale. Ce garçon, le premier, le dernier, l'avait rendue pleinement heureuse.


Elle fait comme si c'était drôle, mais les yeux piquent et elle voudrait tomber la tête sur la table et pleurer, ou alors s'éclater le front en mettant de grands coups de boule dedans... Elle suffoque de rage, palpitations désordonnées. Encore une fois, l'image très nette : qu'on lui colle un canon sur la nuque, et qu'on tire. Délivrée.


Elle n'avait pas envie d'être sans lui. Elle préféra ne pas traîner là, le regarder s'éloigner en réalisant ce qui se passait. De nouveau seule là-dedans, dans un laps de temps toujours indéfini. Un jour, la vie... Ca ne dépendait que des autres.


Elle se sentait blanche. Ni inquiète, ni heureuse, ni excitée, ni triste. Blanche, comme cassée.
Elle était blanche, comme en suspens, ou comme vidée. Elle était retranchée, quelque part tapie en elle-même. Pareil qu'au bord d'une eau glaciale, ou d'un torrent trop pollué, duquel on s'éloigne, prudemment. `


Elle s'est sentie méchamment bête. D'avoir attendu avec toute cette confiance. De s'être sentie aussi bien avec lui. D'y avoir cru, ne serait-ce qu'une seule seconde, imaginé que ça pouvait lui arriver, un truc joli, lumineux et pas compliqué. "Pauvre connasse", se répétait-elle
"ça t'apprendra à vivre"



Amochée.
Virginie Despente, Bye Bye Blondie







[...]







"le froissement lent de mon esprit"


"Parfois je me retourne et retrouve votre odeur et je ne peux pas continuer
je ne peux pas continuer putain sans exprimer de ce terrifiant
ah putain cet effrayant ce blessant putain de besoin physique que j'ai de vous.
Et je ne peux pas croire que je peux ressentir ça pour vous et que vous, vous ne ressentiez rien.
Vous ne ressentez rien ?

Silence

Vous ne ressentez rien ?"

Sarah Kane, 4.48 Psychose.




[Je déteste déjà cette vie que je vais devoir vivre sans que tu ne m'aimes...]


"ça fait mal jusque dans les os, ne pas être celle qu'il te faut."


POURQUOI ÇA SUFFIT PAS D'AIMER ?...


"Mon coeur, cette prison sans barreaux..."
Cradle of Filth, Nymphetamine


Finalement, tu es le seul rêve que j'aurais voulu réaliser.
Tout le reste, ça n'a aucune importance.
Je ne veux plus rien devenir.
Tous mes rêves semblent s'éclipser.
Pourtant j'y tenais, mais ça n'a pas d'importance.
Et de tout façon, je n'y serais pas arrivé.
Pas toute seule.



VIDE


"Je suis venue à vous dans l'espoir d'une guérison."
Sarah Kane, 4.48 Psychose.


J'ai tellement besoin de toi
J'ai tellement besoin de toi
J'ai tellement besoin de toi

Et maintenant j'ai tellement peur
Et maintenant j'ai tellement peur
Et maintenant j'ai tellement peur


<<L'angoisse que les médecins ne savent pas soigner
Et ne se soucient pas de comprendre
J'espère que vous ne la comprendrez jamais
Parce que je vous aime bien

Je vous aime bien
Je vous aime bien

bien sûr que je vous aime
vous m'avez sauvé la vie

J'aurais préféré pas
J'aurais préféré pas

J'aurais préféré que vous me laissiez seule
>>

Sarah Kane, 4.48 Psychose.

En état de choc.

Je voudrais bien hurler mon mal-être.

Mais comment l'exprimer ?

Et qui écoute ?


Qui écoute ?


Qui écoute ?


Qui écoute ?


Qui écoute ?


Qui écoute ?




"Je me débats encore dans un chaos de rêves et d'images."
Tchekhov, La Mouette


"Moi je ne peux rien promettre. Je ne veux rien promettre.
Toute réalité se transformera toujours pour moi en tourments.
Tu devrais m'aider à partir, chacun ici devrait m'aider à partir."
Lagarce, Nous les Héros


Il me faut un c½ur de pierre, pour me faire couler tout au fond de l'Océan Glacial Arctique.
"La Noyée"


"Je n'en peux plus, moi, de tenir...
C'est bien assez de tout ce qu'il y a eu..."
Tchekhov, Platonov

I Will Lay Down My Bones Among the Rocks and Roots


"Où je commence ?
Où j'arrête ?
Comment je commence ?
(Puisque j'entends continuer)

Comment j'arrête ?
Comment j'arrête ?
Comment j'arrête ?
Comment j'arrête ?
Comment j'arrête ? Une dose de soufrance
Comment j'arrête ? Qui me déchire les poumons
Comment j'arrête ? Une dose de mort
Comment j'arrête ? Qui me déchire le c½ur"
Sarah Kane, 4.48 Psychose.




Selenn














"Entre toi et moi, c'est mon histoire secrète. D'importance..."
Virginie Despente, Bye Bye Blondie
C'est quoi la vie ?

C'est ça :
Photo de moi.
This Dreadful Emptiness

# Posté le jeudi 20 août 2009 13:37

Modifié le jeudi 20 août 2009 14:11

CRAVE - MANQUE

CRAVE - MANQUE
*
"Et si cela n'a pas de sens alors c'est que tu comprends parfaitement."



C'est en roulant vite dans la campagne, en écoutant La Noyée,
avec Laura, juste elle et moi, que je me suis dit
"je vais bien".
Une évidence calme.

C'est étrange comme les choses ont changé. Et je le sais, je l'ai vu,
le changement est venu de moi. Je ne croyais pas les gens qui disaient
qu'il suffit de vouloir être heureux pour l'être, mais finalement,
ce n'est pas tellement plus compliqué que cela.
Il suffit de savoir ce que l'on veut, et de se savoir assez fort pour l'avoir.
Il suffit de se dire que c'est aussi simple que cela.
Je suis capable de tout. Je deviens ce que je veux,
ma vie prend la forme que je veux, pourvu que j'y crois,
que j'y crois vraiment, avec force et bonheur.


"Parfois je me retourne et retrouve votre odeur et je ne peux pas continuer
je ne peux pas continuer putain sans exprimer de ce terrifiant
ah putain cet effrayant ce blessant putain de besoin physique que j'ai de vous.
Et je ne peux pas croire que je peux ressentir ça pour vous et que vous, vous ne ressentiez rien.
Vous ne ressentez rien ?

Silence

Vous ne ressentez rien ?"


Je me souviendrais toute ma vie de ce moment, je pense.
C'est bien trop beau. Ce moment où je me suis comme réveillée,
avec cette évidence, cette évidence calme et belle, je t'aimais,
et je ne t'oublierais pas avant d'avoir vécu cette histoire.
Je ne souffrais plus, je savais où j'allais. Je ne souffrais plus,
parce que je faisais exactement ce que je voulais, je me donnais.

Tout ce qui n'est pas donné est perdu, dit-on.

"Je veux une vie réelle,
Un amour réel,
Qui a des racines et grandit à la lumière du jour."


Bâtie pour la solitude
pour aimer l'absente


Rêve ta vie, et vis tes rêves.
C'est cela être un rêveur.
C'est ne rien pouvoir vivre d'autre que ses rêves.
Je suis bien incapable de me choisir un chemin plus facile,
même si je souffre souvent de mes rêves,
je ne peux pas aller contre.
J'ai passé beaucoup de temps à attendre, calmement.
Mon calme m'a souvent déconcerté, et il continue toujours.
Mais ce qui fut plus déconcertant encore, c'est mon audace, au moment d'agir.
Jamais je n'aurais deviné que j'avais ça en moi, que j'étais capable d'oser dire
et faire tant de choses. Mais il se trouve que ces choses étaient vraies.


"Et moi, tu me fais confiance ?"

GOLAUD - Venez avec moi...
MÉLISANDE - Où allez-vous ?
GOLAUD - Je ne sais pas... Je suis perdu aussi...



On perd trop de temps à s'empêcher de
faire les choses par peur d'être blessé.
Mieux vaut être blessé en faisant ce que l'on veut faire,
au moins il y a une raison à ça,
plutôt que de rester à se morfondre dans
ses rêves, sa non-vie.
On perd trop de temps à s'empêcher de ressentir.
Pourquoi se cacher ? Pourquoi se mentir ?
Tout semble tellement plus simple, plus évident
on se sent tellement plus en harmonie et confiant
une fois qu'on a lâché prise...

"La main crispée sur une poignée de sable."


À mesure que j'avançais dans le labyrinthe, je fus surprise
de constater à quel point j'avais peur de marcher jusqu'à mon centre,
de me rencontrer moi-même.

J'ai décidé de ne plus faire partie de cette
génération cynique et désenchantée.
Je ne suis pas comme ça.
J'ai décidé d'être vraie, et sincère.
Je crois que les mots qu'a dits mon prof de théâtre sur Roméo et Juliette
ont été pour moi la plus grande leçon de vie de cette année.
Le premier degré.
Jamais Roméo ne s'est dit "Oui, peut-être que je l'aime,
mais je vais lui laisser croire que je ne l'aime pas,
comme ça je verrais si ça en vaut la peine,
je ne tente rien si elle ne fait pas le premier pas,
et puis je vais faire comme si je n'en avais rien à foutre
parce que je ne dévoile pas mes vrais sentiments,
je suis quelqu'un de mystérieux, et je n'avouerai pas la vérité."
Ou autres conneries dans ce genre. Roméo est tombé amoureux de Juliette,
et il le lui a dit. Il le lui a dit parce que c'était vrai, il l'aimait.
Et quand elle a répondu que c'était une folie, il n'a pas cherché à la rassurer,
il lui a juste dit "Je t'aime." Il n'a jamais eu d'autre argument que son amour.
Il n'a jamais cherché à ne pas aimer. Il préférait même mourir en l'aimant
que de ne pas l'aimer, et ne pas être aimé d'elle.
Méditez là-dessus. On a oublié tout cela.
Le premier degré. La vérité. Je n'ai qu'un désir, être vraie...


- Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie "créer des liens"...
- Créer des liens ?
- [...] Si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde.
Je serai pour toi unique au monde...
- Je commence à comprendre, dit le Petit Prince. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...


"Ne meurs pas."


"Je suis désolé.
Je suis désolé.
Désolé, je suis désolé, désolé, je suis désolé, désolé, je suis désolé, désolé.
Et de quoi ?
Je suis désolé de te poursuivre."


"Parce qu'il est dans la nature même de l'amour de désirer un avenir."


"On a si peu de temps"


On a beau dire, et l'on a beau savoir que parfois on s'aveugle nous-même,
quand une histoire est pour la vie, on le sent.
Et jamais je ne pourrais me passer de ce genre d'histoire.
J'ai fait la paix. Je me suis réconciliée.
Pourquoi ai-je attendue tout ce temps ? Pourquoi me suis-je fait tout ce mal ?
On oublie, on recommence. Pardonne-moi...
Je n'ai jamais su oublier quelqu'un. Et les deux lignes majeures de ma vie
me disent que j'ai eu raison. Je ne demande plus qu'à vivre, maintenant...
Tu me dirais de partir, je resterais.
Tu me détesterais pour me forcer à partir, je resterais.
Tu me battrais à mort pour que je parte, je resterais.
Toujours je serai là, toute ma vie, je serai là.

"J'ai besoin de toi,
Besoin de plus,
Besoin que ça change."

Trouve-moi
Libère-moi
du

_____________doute corrosif
______________désespoir futile

________________horreur au repos


Un être manque à mon coeur.
Quand est-ce que cette souffrance-là va-t-elle disparaître ?
Tout mon monde s'est métamorphosé, et cette souffrance reste.
Il aura fallu du temps, mais au bout du compte, tout s'est mis en place.
Pas remis en place. Avant, c'était sûrement comme des histoires avortées,
que je n'étais pas prête à vivre. Maintenant je le suis.
Et les choses se sont mises en place. Il manque une dernière pièce.
Tout ira bien. Je vais continuer d'avancer, pas à pas. Et je compte bien vivre,
vivre avec passion, sans plus me retenir, sans plus me restreindre, sans plus m'arrêter.



"Si l'amour survenait
Laisse le faire."



PELLÉAS - Entends-tu les verrous ! - Écoute ! écoute !... Les grandes chaînes !... Il est trop tard, il est trop tard !...
MÉLISANDE - Tant mieux ! tant mieux ! tant mieux !
PELLÉAS - Tu ?... Voilà, voilà !... Ce n'est plus nous qui le voulons !... Tout est perdu, tout est sauvé ! tout est sauvé ce soir ! - Viens ! viens... Mon coeur bat comme un fou jusqu'au fond de ma gorge... (Il l'enlace) Écoute ! écoute ! mon coeur est sur le point de m'étrangler... Viens ! Viens !...



Tu m'excuseras si je te juge sur tes actes et non sur tes mots ?
Peut-être que je nourris une illusion. Je n'arrive pas à te croire,
je suis sûrement trop idiote pour comprendre ce que tu me dis.
Je n'arrive pas à comprendre pourquoi tout est si compliqué pour toi
alors que tout est si simple pour moi.
On vit les mêmes choses, on vibre ensemble et en harmonie.
"Je suis désolé de te poursuivre."
Tu seras triste quand je t'abandonnerai. Alors je ne le ferai pas.
Ou alors je partirai en Finlande, et là-bas je mourrai.
Alors je pourrai dire que tu as été le premier et le dernier,
le seul que je voulais.
Le seul.


"Je veux dormir à tes côtés [...] et te dire comme j'aime être avec toi [...] et te tenir la main [...] et prendre des photos de toi quand tu dors [...] et avoir envie de toi le matin mais te laisser dormir et t'embrasser le dos et te caresser la peau et te dire combien j'aime tes cheveux tes yeux tes lèvres ton cou [...] et me trouver désolée quand je suis dans mon tort et heureuse que tu me pardonnes et regarder tes photos et désirer t'avoir toujours connu et entendre ta voix dans mon oreille et sentir ta peau contre ma peau et avoir peur de tes colères [...] et te serrer contre moi quand tu es anxieux et t'étreindre quand tu as mal et te vouloir rien qu'à sentir ton odeur [...] et m'attendrir quand tu souris [...] et ne pas comprendre pourquoi tu penses que je te rejette quand je ne te rejette pas et me demander comment tu peux bien penser que ça pourrait un jour arriver et me demander qui tu es mais t'accepter de toute façon et te parler [de la fille] arbre et ange à la fois de la forêt enchantée qui a traversé l'océan parce [qu'elle] t'aimait et t'écrire des poèmes et me demander pourquoi tu ne me crois pas et éprouver un sentiment si profond que je ne trouve pas les mots pour l'exprimer [...] et te garder au lit quand tu dois t'en aller et pleurer comme un bébé quand tu finis par le faire [...] et te demander en mariage pour que tu me dises non comme d'habitude et que je recommence malgré tout parce que même si tu penses que je ne le souhaite pas pour de bon c'est exactement ce que je veux depuis ma toute première demande et errer dans la ville en trouvant que sans toi elle est vide et vouloir ce que tu veux et me dire que je me perds mais tout en sachant qu'avec toi je suis en sûreté et te raconter ce que j'ai de pire et te donner ce que j'ai de mieux parce que tu ne mérites pas moins [...] et chercher à être honnête parce que je sais que tu préfères et me dire tout est fini mais tenir encore dix petites minutes avant que tu ne me sortes de ta vie et oublier qui je suis et chercher à me rapprocher de toi parce que c'est beau d'apprendre à te connaître et ça mérite bien un effort [...] et faire l'amour avec toi à trois heures du matin et peu importe peu importe peu importe comment mais communiquer un peu de l'irrésistible invincible inconditionnel intégralement réel pluri-émotionnel multipirituel tout fidèle amour que j'ai pour toi."

Il y a un an, je t'avais écrit des citations de cette tirade.
Je l'ai relu, maintenant, en détail, et je me suis rendue compte que
je pouvais rajouter pleins de choses depuis la dernière fois.


"Pourquoi non ?"



"Ne me dis pas non non tu ne peux pas me dire non c'est un tel soulagement de retrouver l'amour et de dormir dans un lit et d'être serré et touché et embrassé et adoré et ton coeur bondira quand tu entendras ma voix verras mon sourire sentiras mon souffle sur ton cou et ton coeur s'emballera quand je viendrai te voir [...] c'est toujours là c'est toujours là et tu ne peux pas nier la vie."



Vous aurez toujours un bout de moi
parce que vous avez tenu ma vie entre vos mains



"Suis-je une complication superflue ?
Un drogué occasionnel."


"Ne m'élimine pas."


"Je suis tellement seul putain tellement seul."



Je peux remplir ma place
remplir mon temps____
______________._______mais rien ne peut remplir ce vide-là dans mon c½ur


____________Ce besoin vital pour lequel je mourrais



"Mon corps est guéri mais mon âme pas moyen.
Je suis si fatigué."


le froissement lent de mon esprit


"Douleur par suite d'association."


Et parfois, quand je me laisse aller ne serait-ce qu'une seconde
au désespoir, je peux encore la sentir, cette maladie qui pourrit en moi.
Comme un mal qui ne me quittera jamais, et qui me ronge...
C'est encore mes histoires de chevaux et d'attelage tout ça.
J'aimerais tellement ne plus jamais perdre espoir.
C'est tellement terrible... le désespoir...
Sentir de l'encre noire sur son coeur, encre qui peut, en une seconde,
tacher chaque brique du mur de volonté, de courage et de bonheur qu'on s'était érigé.
Je ne veux plus me sentir si désespérée.
Si pauvre et désoeuvrée avec mes rêves. Si nulle et inutile.
Se dire que ce qu'il y a de plus simple sur terre, c'est mourir.
Ne plus se battre, ne plus jamais rien tenter ou construire.
Ne plus penser. Ne plus souffrir. Se reposer. Être libre...
J'aimerais tellement ne plus jamais perdre espoir.
L'espoir est quelque chose de tellement beau et fort...
C'est une de mes meilleures trouvailles.
Pourquoi ne peut-il pas briller en moi éternellement ?
Il n'y a qu'une seule personne qui est capable de tout réconcilier,
de faire que tout est beau, qui peut me soigner.

"C'est toujours moi.
Tu l'as toujours su.
Ça ne se contrôle pas.
Comment je t'ai perdu ?"


"Je pense à toi
Rêve de toi
Parle de toi
Rien à faire pour que tu me sortes de la tête.
Moi ça me plaît que tu m'occupes la tête."



"Si quelqu'un aime une fleur qui n'existe qu'à un seul exemplaire dans les millions et les millions d'étoiles, ça suffit pour qu'il soit heureux quand il les regarde. Il se dit : Ma fleur est là quelque part..."




je n'ai jamais compris
___________ce que je ne suis pas censée ressentir
_________________.____comme un oiseau en plein vol dans un ciel gonflé
_____.___mon esprit est déchiré par l'éclair
_____.____qui s'élance de derrière le tonnerre


"Ce que je veux, je le veux avec toi."


Ainsi le Petit Prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche :
- Ah ! dit le renard... Je pleurerai.
- C'est ta faute, dit le Petit Prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
- Bien sûr dit le renard.
- Mais tu vas pleurer ! dit le Petit Prince
- Bien sûr, dit le renard.
- Alors tu n'y gagnes rien !
- J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.


"Je fais don de moi-même.
Don de mon coeur."


Fais de moi ce que tu veux.
Ils ont tous tort de me croire idiote et utilisée.
Je sais ce que je veux. Je sais ce qu'il y a au centre de mon âme.
Personne ne comprend comme je comprend.
C'est étrange... cette... décision... certitude...
Maintenant, je sais tout...
"J'y gagne à cause de la couleur du blé."

"Putain c'est tellement doux."


ce besoin vital pour lequel je mourrais

être aimé



PELLÉAS - J'entends battre ton coeur comme si c'était le mien...


"Je ne pourrais t'aimer moins."


MÉLISANDE - Je te verrai toujours ; je te regarderai toujours.



"C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante."




L'amour est dans tout.



"Tu es unique."


"Pourquoi tu pleures ?"


"Fais ce que tu veux sera la seule loi."


"Libre et heureux."


Et [elle] se tut aussi, parce qu'[elle] pleurait...




Fin








Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince
Sarah Kane, Manque
Sarah Kane, 4.48 Psychose
Maurice Maeterlinck, Pelléas et Mélisande



Selenn








Photo : "Cell : Prison for the Lonely I" de Zemotion

# Posté le mercredi 22 juillet 2009 19:40

Modifié le samedi 01 août 2009 18:30

Without you I'm nothing...

Without you I'm nothing...
*

Without you I'm nothing...


[...]


"Toi, mon vieux, tu m'as pris mon [...], tu vas le garder.

Maintenant, il n'y aura personne d'autre qui pourra me le prendre.

Tu l'as jusqu'à la fin de tes jours,

tu l'auras même quand tu m'auras oubliée ou que tu seras mort.

Tu es marqué par moi comme par une cicatrice après une bagarre.

Moi, je ne risque pas d'oublier, puisque je n'en ai pas d'autre à donner à personne ;

fini, c'est fait, jusqu'à la fin de ma vie.

C'est donné et c'est toi qui l'as."

Roberto Zucco, Koltès.

[...]


Without you I'm nothing...




Selenn






Photo : "Embrace" de Coma7053

# Posté le mardi 21 avril 2009 10:38